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Un bilan des ventes de singles au Japon par l'émission Hey Hey Hey

Au Japon, le 25 septembre dernier, l’émission musicale culte Hey Hey Hey fêtait ses 12 ans d'existence et recensait pour l'occasion les meilleures ventes de singles ; en fait, tous ceux dépassant le million d'exemplaires vendus. Avec une année de naissance (1994) au tout début de la "nouvelle ère" Jpop, le classement est d'autant plus révélateur.

Résultats peu surprenants : on retrouve surtout des "vieux" singles, datant surtout de la belle époque 1995-1999, la faute au téléchargement et la récession pour les sorties qui ont suivi. Force est alors de constater que les meilleurs vendeurs sont des artistes quasiment inconnus en France, si l’on excepte Utada Hikaru qui place un maximum de singles dans le top 50 (de Automatic à Can You Keep a Secret?), SMAP qui arrive glorieusement 4ème avec Sekai ni hitotsu dake no hana en plaçant au passage quelques autres CD, et Namie Amuro et ses premiers singles.

Mais à part la petite communauté aware occidentale et notre Brad PYT exilé dans l’archipel, qui connaît les MR.CHILDREN, SPITZ, GLAY, Southern All Stars, Dreams come true, B'z, les productions de Tetsuya Komuro qui cartonnent avec la neuro-déficiente Tomomi Kahala, ou ses groupes TRF et globe…
Parmi les meilleurs vendeurs post-2002, on trouve un titre d'Ayumi Hamasaki et Shuji to Akira avec Seishun amigo qui arrive péniblement à la 32ème place. Pas de signe de vie de Koda Kumi dans ce classement.

Cette émission vraiment intéressante doit toutefois être prise avec un certain recul suite à l’évolution du marché japonais. Les habitudes des consommateurs ont beaucoup changé et ce classement ne prend en compte que les ventes "matérielles", et pas les téléchargements légaux, par exemple, dont les jeunes sont friands. Mamie n’utilise pas encore assez souvent Internet pour se payer le single du dernier groupe pop vu à la télé ou dans le métro… Les quadra/quinqua sont peut-être moins friands de nouveautés mais achètent des "valeurs sûres". Les meilleures ventes en "Jpop pure" telle que nous la connaissons se sont produites dans les années 1997-2000, soit la dernière période faste de la société de surconsommation au Japon, celle des kogaru et compagnie… (qui n'est cependant pas comparable au grand pic économique de la fin des années 80).
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