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DJ Kagami & Tomoe Shinohara : interview et soirée électro TOKYO TOYZ BOX à Paris

Vendredi 24 mars, J-Music Distribution invite Tomoe Shinohara et DJ Kagami pour un live lors de la soirée électro et éclectique TOKYO TOYZ BOX à l’OPA, une boite située dans le quartier Bastille de la capitale. Nous avions déjà posé de nombreuses questions à Tomoe, chanteuse J-Pop apparemment fan de notre pays, lors de sa conférence de presse fin 2005 (à l’occasion de son premier mini-concert parisien). L’interview de cette nuit nous permet de dresser un petit bilan de cette première soirée, et surtout de rencontrer pour la première fois l’un des grands DJ nippons : Kagami. Celui-ci collabore avec Takkyu Ishino, DJ Hell, Westbam et Mijk Van Dijk sur le label Frogman, et bien sûr avec Tomoe Shinohara pour laquelle il réalise les arrangements musicaux.


Orient-Extrême : Bonsoir Tomoe, comment avez-vous vécu votre premier concert en France le 18 novembre dernier à l’Asian Bar ?

Tomoe Shinohara : Comme c’était mon premier live à Paris, j’étais très inquiète et nerveuse, mais l’accueil et le public ont été si chaleureux… Même si je ne parlais pas français [NDLR : beaucoup plus que d’autres Japonais tout de même !], ma performance a été très bien accueillie et mes émotions sont passées. J’en étais très contente et suis rentrée heureuse au Japon.

Orient-Extrême : Justement, quelles ont été précisément les retombées au Japon par rapport à ce mini-concert ?

Tomoe Shinohara : Il y a eu beaucoup de retombées presse, avec de grands articles dans les journaux japonais. C’est pour cela qu’en ce moment, je reçois pas mal de demandes d’interview à la télévision pour parler de ce qui se passe en France. Du coup, je me sens un peu obligée de beaucoup étudier votre pays et son actualité !

Orient-Extrême : Cette médiatisation et ces bons retours ont-ils donné envie à d’autres artistes J-Pop de venir se produire chez nous ?

Tomoe Shinohara : La France est un pays adoré par beaucoup de Japonais. Les chanteuses pop nipponnes sont un peu jalouses de mon expérience ici, alors beaucoup pensent maintenant à venir chez vous pour développer leurs activités artistiques.



Orient-Extrême : Kagami vous accompagne pour cette soirée à l’OPA. Pouvez-vous nous parler de cette collaboration, en particulier pour vos prochaines productions ?

Tomoe Shinohara : Ma rencontre avec DJ Kagami s’est faite à l’occasion d’un générique de dessin animé pour sur lequel nous avons travaillé ensemble. Ça s’est très bien passé et par la suite, Kagami s’est occupé des arrangements de mes compositions, on a travaillé ensemble et je pense que cette collaboration va encore durer. J’espère que Kagami pourra présenter son travail au public français !

Orient-Extrême : Pouvez-vous nous parler de vos influences graphiques ? Il y a des ressemblances entre votre travail et celui de Junko Mizuno par exemple.

Tomoe Shinohara : Je suis très influencée par un artiste contemporain japonais qui s’appelle Tadanori Yokoo et qui expose en ce moment en France. C’est "crazy" !

S’ensuit alors une petite discussion sur les artistes et philosophes nippons et français, leurs échanges, leurs influences… Il a était question, pêle-mêle, de Murakami Takashi, Amano Yoshitaka, Okamoto Taro, Picasso et bien d’autres. Retour ensuite à la musique.

Orient-Extrême : Où en est votre projet concernant la fête de la musique à Paris ?

Tomoe Shinohara : J’ai prévu de venir chanter dans les rues de Paris de nouveaux titres à l’occasion de la fête de la musique. Ce soir, je chante pendant une demi-heure, mais le 21 juin, je ferai un set plus long, entre une et deux heures. Je ne ferai pas que chanter, je jouerai d’un instrument, je danserai… il y aura plein de choses. Venez nombreux !

Orient-Extrême : Et nous serons là ! Kagami, vous accompagnez Tomoe à Paris pour la première fois ce soir, c’est l’occasion pour nous de vous rencontrer et d’apprécier votre musique en live. Auparavant, parlons de votre nouveau mix CD Pah sorti le 10 mars, qui a des accents house résolument uplifting. Quel état d'esprit souhaitiez-vous communiquer à vos auditeurs par le biais de cet album orienté vers le clubbing ?

Kagami : Je suis connu pour être un DJ techno et donc, selon moi, j’ai fait une compilation techno. Cependant, j’ai pensé que des gens pourraient accorder plus d’importance au côté house alors je suis très content de votre réaction. C’est peut-être un style typiquement japonais, mais chez nous, les DJ techno ont l’habitude de jouer de la house en même temps, de faire un mélange ; d’où votre remarque au sujet de l’aspect house de Pah.

Orient-Extrême : Vous passez régulièrement par les plus grands clubs japonais, parmi lesquels l'ageHa (où Tiësto était notamment ce lundi soir). Avez-vous un club préféré ?

Kagami :
Il y a divers types de clubs : moyens, petits, grands… Parmi les grands clubs, mon préféré est l’ageHa. En dehors des clubs, ma soirée préférée est Wire, organisée par le DJ Takkyu Ishino. C’est vraiment un plaisir d’y participer, ça se fait dans un grand dôme, le Yokohama Arena. Sinon, en ce qui concerne les petits clubs, mon favori était le Manias Club à Ôyama, qui est malheureusement fermé maintenant. Il y a aussi le club Yellow que j’apprécie beaucoup et qui est à Nishi – Azabu [NDLR : un quartier proche de Roppongi]. Laurent Garnier y joue toujours quand il passe au Japon.

Pendant ce temps, Tomoe dérobe à Kagami son téléphone accroché à sa ceinture et commence à jouer avec…

Orient-Extrême : Comment qualifieriez-vous l'ambiance des clubs nippons par rapport à leurs homologues occidentaux ? Quelles sont les différences fondamentales ?

Kagami : La grande différence, c’est que les clubbers japonais viennent plutôt voir le DJ, et dansent en le regardant, en étant toujours face à lui. J’ai joué à Berlin et aux Pays-Bas et, bien sûr le DJ a son importance en tant que clé de la soirée, mais les gens viennent vraiment pour s’amuser et pas uniquement pour voir le DJ.

Orient-Extrême : Avec quel matériel et quels logiciels travaillez-vous ?

Kagami : En ce qui concerne les titres réalisés pour Tomoe Shinohara, j’ai repris mon ancien matériel, un sampler MPC2000 de Akaï, que j’avais abandonné par habitude de travailler sur Cubase. Je peux aujourd’hui apprécier le retour au matériel analogique et ne pas m’enfermer sur un PC, pour ainsi obtenir un bon équilibre entre les deux.

Orient-Extrême : Vous formez avec DJ TASAKA une unité nommée DISCO TWINS, pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ? En quoi les travaux de DISCO TWINS diffèrent-ils des vôtres en solo ?

Kagami : La différence, c’est qu’avec DISCO TWINS, on a chacun notre matériel, soit en tout quatre platines et quatre CDG. Ça donne plus l’impression d’être en live. Avant de commencer, on check entre nous les disques qu’on a ramené, et des fois, on ne montre pas tout à l’autre. En fonction des réactions du public, on improvise et on se surprend l’un l’autre en sortant nos disques cachés. Ces échanges sur scène, c’est très excitant !

Tomoe délire devant notre photographe avant d’emprunter les divers appareils qui traînent pour shooter tout ce qui se présente autour d’elle.

Orient-Extrême : Il y a énormément d'influences occidentales dans vos choix musicaux. Un listing de vos pistes préférées publié récemment sur le net mentionne notamment un remix de Moby, Erick E ou encore Antoine Clamaran. Que trouve-t-on dans la musique électronique européenne que l'on ne trouve pas au Japon ?

Kagami : Mon avis personnel, renforcé par mes voyages sur votre continent, est que la musique européenne dégage généralement des émotions… tristes, c’est mon ressentiment. Une forme de tristesse plus ou moins forte, mais souvent présente.

Orient-Extrême : Quel regard portez-vous sur un classement comme celui de DJ Mag, qui sacre chaque année plusieurs DJs considérés lors comme des dieux vivants partout dans le monde, tels que Tiësto, Paul van Dyk ou Armin van Buuren ? Ce classement a-t-il au Japon la même portée que celle dont il dispose en Europe et aux USA, là où l'on sait qu'à chacun de leurs passages au Japon ces DJs connaissent un succès phénoménal ?

Kagami :
Comme le DJ Mag est un magazine étranger, il n’est vendu au Japon que dans certaines boutiques qui pratiquent l’importation. Il est donc peu diffusé et n’a pas beaucoup d’influence. Par contre, on a trois ou quatre magazines locaux axés sur le clubbing qui publient des classements mondiaux. Mon avis personnel en tant que DJ est que chacun d’entre nous essaie de faire son maximum à chaque soirée ; mais ce n’est pas facile d’être au top tous les jours. Je ne suis donc pas vraiment favorable à ce genre de classement.

Orient-Extrême : Est-ce que ces classements ont beaucoup d’incidence sur les affluences aux soirées ?

Kagami : Non, les classements n’ont pas beaucoup d’influence chez nous. D’un autre côté, euh… étant plutôt bien placé dans ces classements japonais… je ne suis peut-être pas l’observateur le plus objectif qu’on puisse trouver.

Orient-Extrême : Après une incursion en force avec les grands noms de la scène internationale, la trance est devenue au Japon une sorte de successeur de l'eurobeat aux accents ultra-commerciaux pour le moins critiqués par les amateurs. Quel regard portez-vous sur l'exploitation qui a été faite du phénomène trance au Japon ? Est-ce une des raisons qui pousse à poursuivre dans un registre plutôt orienté house ?

Kagami : Sur le marché nippon, le phénomène trance est quelque chose de cyclique. Il y a une tendance trance, qui dure, qui dure… et puis qui s’efface progressivement… avant de revenir au premier plan, et ainsi de suite. En ce moment, la trance est sur une phase descendante au Japon. En tant que DJ techno, je pense que c’est le bon moment pour reprendre quelques ingrédients "trance" dans la techno.

Orient-Extrême : A quand DJ Kagami dans un grand festival européen comme SENSATION ou INNERCITY ?

Kagami : J’ai déjà participé à Dance Valley il y a deux ou trois ans. Et si j’ai l’occasion, j’aimerai bien le refaire car c’était une très bonne expérience. Dans tous les cas, je suis intéressé.

Orient-Extrême : Au début des années 90 en France et en Angleterre, la musique électronique était réservée à une certaine catégorie sociale, aisée. Puis il y a eu l’arrivée des free parties, des raves, qui ont popularisé cette musique, mais qui n’existent pas au Japon. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Kagami : En effet, ce genre de free party n’existe pas au Japon, mais je serai vraiment très intéressé à l’idée de découvrir et de participer à ce genre de manifestation en France.

Orient-Extrême : Une dernière question qui vous concerne vous et Tomoe : comment travaillez-vous ensemble ?

Kagami : Je m’occupe de l’arrangement de la musique et c’est Tomoe qui crée, qui compose les mélodies. On s’échange nos idées musicales par mails (fichiers mp3). Quand on a des idées fixes, on rentre en studio et on enregistre.

Orient-Extrême : Merci beaucoup.

Tomoe Shinohara : "Arigato !" Surtout, venez nous voir tout à l’heure au live, s’il vous plait !

Kagami :
Merci.

Interview préparée par Kevin Petrement et Eric Oudelet.
Propos recueillis par Eric Oudelet, Lorraine Edwards et Arnaud Lambert.






Le live report de la soirée

Tomoe Shinohara à Paris, c'est un peu comme un solo de Syd Barret au milieu d'une piste d'Indochine, on ne sait pas vraiment ce qu'il pourrait foutre là, mais qu'est-ce que c'est intense ! Nous sommes le 24 mars, et Paname accueille pour la deuxième fois la plus cinglée des chanteuses de J-Pop. Tomoe Shinohara, avec son allure de mioche incorrigible, aime se faire remarquer ; ça tombe bien, elle a le chic pour ça. A ses côtés Kagami, fameux DJ et arrangeur des musiques psychédéliques de la miss, a également fait le voyage Tokyo/Paris. Récit d'une soirée sous une pluie de paillettes (cheap) et de cotillons.


"Vous m'aimez ? Je vous aime !!"

Alors que la salle peine à se remplir en début de soirée, les sofas du premier étage de la boîte-pub l’OPA accueillent chaleureusement nos corps déjà dorlotés par la lumière tamisée, les sons électro-débiles et les vidéos projetées à rendre Pikachu épileptique. Wesh, Tomoe, bien ou bien ? Elle nous accueille avec un sourire auquel on ne peut rester insensible, excentrique comme toujours, photographiant tout et n'importe quoi (en particulier l'un de nos rédacteurs). Kagami, lui aussi fidèle à sa réputation, tire la gueule : c'est super hype.
Alors que l'OPA se remplit petit à petit, les vidéos deviennent de plus en plus hystériques, avec des acteurs reléguant Albert Dupontel au rang d'enfant de chœur. "AHHHHHHHHHHHHHH", hurlait l’un d’entre eux tout en tapant un hêtre avec une épée en plastique… Tout est dit.
La soirée débute tranquillement, mais sûrement. Une bridée monte aux platines, et fait goûter au public une électro terriblement rafraîchissante, aux sons tout droits sortis d'une console 8 bits. Notre délégation était aux abonnés absents lors du passage du rappeur parisien Triple Zut, un bobo-hype qui se moque allégrement du rap ghetto et tombant à son tour dans le piège de l'académisme branleur. Et ce n'est pas la guest star de la soirée, Cuizinier du groupe TTC, qui remontera la pente. Petite forme.

Et nos nippons alors ? Reportés toujours un peu plus tard, ce n'est qu'à 1h du matin qu'ils pointent enfin le bout de leur nez sur scène. La première révisait son français dans un bistroquet du coin de la rue, harcelée par un fanboy-journaliste, tandis que le second bichonnait ses sons sur son imac.



Difficile de circuler à l'OPA, les corps se mêlent et la chaleur étouffe. La tension monte, et puis, en l'espace d'un instant tout est lancé. Explosion astrale, déflagration, heurt, poussée fulgurante, jouissance. Tomoe débarque sur scène. Caricature de manga, fillette extasiée, elle crie un "bonjouuur !", lance des paillettes à tout-va, fait clignoter sa bague en plastique. C'était le signal.

"Vous connaissez Atomic Brandy ?"

Tomoe possède une faculté toute particulière à chanter avec n'importe quelles paroles. Que ce soit du japonais, du français, de l'anglais, quelque chose qu'elle vient d'entendre ou le nom du pub où elle est. Elle commence à parler, à baragouiner, de sa voix délurée, étouffant les rires, impose un tempo à ses paroles, puis tout prend forme. Les mots se répètent, souvent d'une simplicité outrancière "dance dance", mais jamais on a l'impression qu'elle se moque de nous. Les mots ne sont qu'un prétexte à faire éclater toute sa joie enfantine, à faire voler les couleurs, à faire monter le public sur scène pour danser avec, à surprendre. On ne s'offusquera donc pas lorsqu'elle se met à répéter "opa pali, opa pali !" [NDLR : OPA Paris]
Tomoe sur scène depuis moins de dix minutes, et le public, non-averti, est déjà conquis. La japonaise fait son show, distribue des clins d'oeil à tout le monde, se jette sur mon corps après avoir traversé la foule. On a soudainement l'impression de la connaître depuis toujours, de partager sa joie et son excentricité, qu'elle réveille la petite fillette en nous [NDLR : Euh… Arnaud ? Ça va ?]. On aurait presque envie de se glisser dans une robe légère et de sauter sur le gros ventre poilu d'un Totoro.
Reste le DJ, Kagami. Poseur dans son costard bien taillé, on ne lui tirera aucun sourire, c’est peine perdue. Ses beats, assez différents de la démo que l'on a pu écouter (et dont Tomoe reprend les chansons en live), sont efficaces mais d'une banalité effrayante. De la house-trance, certes maîtrisée, mais lassante et en totale inadéquation avec les jeux de voix braillards ou geignards de Tomoe. On aurait préféré que Kagami ne prenne moins au sérieux son rôle de DJ version Paul Oakenfold, et qu'il donne un peu plus de charme, de pêche et d'originalité à ses beats.
Tomoe Shinohara entrecoupe ses chansons par des dialogues en français, qu'elle a retenue quelques minutes plus tôt, n'hésitant pas à demander au public de la corriger. Les "Je vous aime", "magnifiku" ne manquent pas de provoquer l'hilarité. La palme revient à ce "atomic brandy" dont on saura juste que c'est son groupe préféré (et qui suffit à en faire les uniques paroles de cette chanson).
Le live dure une bonne heure, et termine en apothéose. Tomoe est acclamée dans un pub qui, il y a quelques heures, ne connaissait pas encore son nom. L'OPA s'est montré lieu idéal pour cette soirée décomplexée, loin des clubs huppés de la capitale.

A la toute fin du concert se déroule un événement aussi inattendu qu'étonnant. Un petit frenchy maîtrisant à merveille le japonais demande à Tomoe de faire un freestyle de rap. Tomoe s'extasie, se tourne vers Kagami qui refuse d'un signe de tête. Celle-ci se met à sauter, et, pointant son doigt vers l'ordinateur, lui hurle une phrase. Négatif. Le frenchy commence à rapper en japonais, un texte de son cru, a capella. Performance assez hallucinante, que n'apprécie guère Kagami qui débranche d'un coup sec un cable provoquant un larsen fatal. Tomoe rattrape le coup, et se met à son tour à rapper ses remerciements.



Le reste de la soirée se poursuit avec un groupe local (un Français qui chante et une japonaise qui fait la pitre), puis Kagami revient aux platines et s'occupe de faire bouger la salle jusqu'à 4h30 du matin. Alors qu'il s'était montré décevant pour son manque d'originalité durant le concert, il semble se relâcher un peu, et, sans révolutionner le genre, produit un son efficace et parfois très sympathique. Il faut dire qu'il avait posé son costard. Le gaillard a l'air d'avoir bien plus de capacités que ce qu'il veut bien montrer, s'il pouvait se détacher de cette sono house-hype. Dommage. En attendant on se régalera de son prochain album en attendant sa venue en France, lors de la Fête de la musique, qui s'annonce encore plus dantesque.

Arnaud Lambert


Le site officiel de Tomoe Shinohara : www.takeitag.co.jp/tomoe
Le site officiel de Kagami : www.kagami-computer.com


Photos de l’interview :
Arnaud Lambert
Photos du live et photos en extérieur : Eric Oudelet
Remerciements : J-Music Distribution, Sakaki Biggest Biz Enterprise, Euro Japan Comic, Tomoe Shinohara & Kagami.
Toute reproduction ou réutilisation partielle ou totale de l’interview, du compte-rendu et/ou des photos est strictement interdite.

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