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MUCC WORLD TOUR : soirée spéciale MUCC le 9 mai à Paris et interview du groupe

Début mai, le groupe de rock nippon MUCC fait une première escale en France à l'occasion de leur tournée mondiale 2006. Trois concerts suivront la même semaine à Bordeaux, Marseille et Paris. Cette soirée organisée au Klub, un bar enfoui dans les sous-sols du premier arrondissement de la capitale, permet aux fans français d'approcher le quatuor de très près. Celui-ci s'improvise jury d'un mini cosplay avant de se sacrifier au rituel de la séance de dédicace.

Mardi 9 mai 2006, une rue près de Châtelet connue pour ses boutiques roses, 19h30… Une vingtaine de personnes patiente déjà alors que la soirée débute à 21h selon le flyer. Beaucoup sont vêtus de costume, certains inspirés de MUCC. Le temps est nuageux et il fait un peu froid mais personne ne s'en plaint, on a juste hâte que le temps passe et que la soirée débute. Ça papote, ça fait des pronostics sur les titres qui seront joués lors du concert, les fans sont calmes. 20h30, une voiture se gare devant le Klub et on peut en voir descendre tranquillement les trois musiciens : Satochi, Yukke puis Miya. Le public ne fait pas spécialement attention, l'arrivée du groupe passe pratiquement inaperçue. Quelques minutes plus tard Tatsurô arrive à pied du quartier des Halles, apparemment très détendu lui aussi. Le temps de se rendre compte que c'est bien lui, il est déjà rentré.



Le monde commence alors à véritablement affluer. On reconnaît certaines têtes, ça parle un peu plus fort et la petite pluie fine ne gêne personne, pas même les fans maquillés pour l'occasion. On compte une centaine de personnes dans la file lorsque le Klub ouvre ses portes. Un escalier pentu nous amène dans une cave aux murs de pierres blanches et éclairée par des spots de couleur. La salle du premier sous-sol est sombre, seule la petite estrade à côté du DJ, où sont disposés quatre poufs le long du mur, est bien éclairée. La pièce se remplit en un éclair et devient vite bondée. Les fans sont souriants et la plupart restent debout, par manque de places assises et surtout pour être près des membres du groupe qui vont juger le cosplay. On peut entendre du MUCC en musique de fond et des clips du groupe sont projetés sur un écran blanc bricolé au scotch de déménageur. L'ambiance commence à se réchauffer et on ressent une fébrilité montante dans le ton des conversations ; les petites étoiles brillent dans les yeux des fans. Les CD et goodies sont en vente dans la salle du second sous-sol. Sont disponibles les nouvelles versions françaises de Kuchiki no tô (15 euros) et du mini album 6 (15 euros avec un sticker), l'album HomuraUta ainsi que les t-shirts de la tournée européenne précédente.

Le groupe ne tarde pas à arriver sous les applaudissements, accompagnés par un staff léger. Les fans français n'avaient jamais approché MUCC d'aussi près, ils sont à portée de main ! Yukke s'installe au fond de la scène, suivi de Satochi, d'un Miya malade, et enfin du chanteur Tatsurô. Voilà un jury souriant mais très attentif pour arbitrer le cosplay (concours de costumes sur le thème du rock japonais ce soir-là) géré par l'association Tengumi. La vingtaine de concurrents souvent timides et impressionnés défile et répond aux questions de la présentatrice. Sae du label Soundlicious se charge de traduire leurs propos au groupe.



Un garçon déguisé en Tatsurô devance de justesse deux demoiselles au classement final. Celles-ci repartent avec un t-shirt et deux CD dédicacés (trois pour la seconde), et le grand gagnant reçoit le fameux prix spécial et secret : un cadeau personnel et dédicacé offert par chaque membre du groupe ! A cette annonce tout le public s'exclame et se morfond d'envie devant le vainqueur. Tatsurô offre son bracelet à carreaux noir et blanc, Miya donne ses boucles d'oreilles, et Satochi fait don de l'une des peaux de sa batterie utilisée pour la tournée de l'année dernière, dédicacée par tous les membres du groupe. Devant la mine défaite de l'assistance tétanisée par la jalousie, il lance un grand cri ! Enfin Yukke, hésitant, lègue son porte-clés fétiche qu'il avait avec lui depuis plus de dix ans.



Le cosplay se termine avec un Tatsurô joueur qui pique la caméra de son staff et s'amuse à filmer le public qui ne se fait prier pour lever les mains en l'air et hurler "MUUUUUCCCCCCCC !!!". Personne ne se précipite au sous-sol où vont avoir lieu les dédicaces, la foule profite de la proximité du groupe qui se laisse prendre en photo. Dès que celui-ci s'éclipse vers les escaliers, c'est la ruée. Il y a du monde partout dans la cave, mais personne ne pousse : les fans de MUCC sont civilisés. Cependant, c'est le désordre le plus complet : la pièce est bondée, sans cheminement prédéfini, et personne ne sait réellement où aller : les quatre artistes sont blottis dans un coin obscure, peu visibles derrière la masse humaine. Pas de queue organisée, un brouhaha ha et une chaleur fatigante… et des consignes contradictoires quant aux objets susceptibles d'êtres signés… Finalement, tout le monde peut passer, soumettre l'objet de son choix (y compris son corps…) et (re)prendre une photo. Le premier à signer et à serrer la main est Tatsurô, qui offre un beau sourire à tous les fans et les remercie en japonais. Vient ensuite Yukke qui dessine de superbes autoportraits. Amusant d'apprendre qu'il trouve qu'il a des gros yeux ronds. Satochi est fidèle à lui-même ; très souriant, il considère tout le monde comme ses "potes". Le pauvre Miya par contre était malade et plutôt éteint, mais on ne lui en veut pas du tout compte tenu de la journée de fou qu'ils viennent de passer ! Après avoir eu leur dédicaces, les fans s'attardent un peu, profitent de l'ambiance détendue et contemplent leur tout nouvel album portant la griffe des quatre membres de MUCC.



Cette soirée organisée par Soundlicious et Hard Rock Magazine, première en son genre, a été un très joli succès populaire La séance de dédicace fut pour le moins désordonnée, mais les fans en sont tout de même ressortis ravis, d'autant plus qu'il est rare de pouvoir passer une soirée intimiste avec son groupe de rock préféré. On est désormais impatient de savoir ce qu'ils vont nous réserver pour le probable retour du groupe l'année prochaine.

Gwenaelle Durand et Eric Oudelet






Après cette soirée du 9 mai forte en émotion, les quatre garçons de MUCC sont partis sur les routes pour une "visite" express du sud de la France. De retour à Paris, ils nous accordent une petite entrevue la veille de leur concert à la Locomotive.

Il est 14h, l'heure de petit déjeuner est tout juste passée. Satochi est le premier à nous rejoindre dans le restaurant de l'hôtel, il s'installe tranquillement derrière un paquet de Frosties abandonné sur la table et se grille une cigarette, attendant ses collègues le sourire jusqu'aux oreilles. YUKKE, encore endormi ne tarde pas à descendre, suivi de Tatsurô, classe même en bermuda, de Miya en bien meilleure forme qu'en début de semaine, ainsi que de quelques membres du staff japonais et français. Tout le monde est là, l'interview peut commencer.

Orient-Extrême : L'an dernier, à peine le concert fini, vous annonciez déjà vouloir revenir en Europe. Qu'est-ce qui vous motivé ?

Miya : L'an passé, c'était la première fois qu'on venait en Europe. Faire des lives en dehors du Japon, on a trouvé que c'était vraiment quelque chose d'inopiné ; ça nous a vraiment plu alors on est revenu.
Tatsurô :
En fait, l'année dernière on ne savait pas du tout à quoi s'attendre. On est venu pour voir et comme on s'est bien amusé, on revient.

Orient-Extrême : Et comment se passe votre tournée européenne jusqu'ici ?

Miya : Très bien. On a pu aller dans des endroits où on n'avait encore jamais joué comme Berlin, Bordeaux, Marseille… Les concerts dans le sud de la France sont assez différents de ceux de Paris. Par exemple à Marseille, l'ambiance était vraiment très très chaude !

Orient-Extrême : Vous avez eu le temps de visiter un peu les villes du sud de la France ?

Miya : Non pas vraiment. On a juste traversé le port de Marseille en bus et vu la mer à Bordeaux.

Orient-Extrême : C'est la première fois que vous faites une réelle tournée mondiale, quel est votre sentiment ?

Tatsurô détache l'étiquette d'une bouteille d'eau à la fraise et commence un origami…
Miya : La dernière fois, lorsqu'on est venu en Europe, on avait fait deux dates en Allemagne et une en France. Ca a vraiment été une bonne expérience et on voulait se servir de ce qu'on avait appris et ressenti l'année passée pour la tournée de 2006 et faire quelque chose de mieux. En plus cette fois, il y a ces nouveaux lieux et ça c'est génial, on se fait vraiment plaisir.

Orient-Extrême : Et votre concert à Shanghai, ça s'est bien passé ?

Tatsurou reste absorbé dans la réalisation de son œuvre.
Miya : C'était notre premier concert là-bas, il y avait environ 600 personnes. C'était très bien et l'ambiance était encore différente de celle de l'Europe et du Japon, c'est une autre "chaleur".

Orient-Extrême : Vous finissez votre World Tour au Nihon Budokan à Tokyo, c'est la première fois que vous vous produisez dans une aussi grande salle en "one man"…

Tatsurô relève la tête : Oui et on est vraiment content, on a déjà envie d'y être. Comparée à l'année dernière, cette fois la tournée est très intense et on s'est mis rapidement dans l'ambiance des concerts. Maintenant, on a hâte d'être au Budokan pour profiter de l'énergie et de la motivation qu'on a accumulées au fur et à mesure des concerts.

Orient-Extrême : Avez-vous souvent l'occasion de rencontrer vos fans comme à la soirée parisienne du 9 mai dernier au Klub ?

Miya : oui, ça arrive de temps en temps au Japon.

Orient-Extrême : Et qu'avez-vous pensé du cosplay européen spécial MUCC qui s'y est déroulé ?

Miya : Ca nous a vraiment fait plaisir. Et puis le fait que ce soit des étrangers et pas des Japonais qui se costument, ça avait un coté "frais". Et c'est ça qui nous a plu.

Orient-Extrême : Vous avez offert des objets très personnels au gagnant, ils ne vous manquent pas trop, aujourd'hui ?

Tous : Oui, ça va, ça va.
Yukke moins convaincu :
Ça va… [rires]

Orient-Extrême : Inversement, vos fans vous offrent-ils parfois des cadeaux qui vous touchent ?

Miya : En Allemagne cette année, une fan nous a offert une maquette de scène. Dessus, elle a mis des poupées à notre effigie. Il y a même un rideau ! C'est vraiment très bien fait ! Et ça, ça nous a vraiment fait très plaisir !

Orient-Extrême : Vos fans étaient très proches de vous à la soirée, est-ce que vous avez déjà eu une mauvaise aventure avec l'un d'entre eux par le passé, voire une "agression" ?

Tout le groupe en réflexion intense : Aaaaaaah…
Tatsurô :
Une fois devant le studio…
YUKKE rigole.
Tatsurô: J'allais au studio pour une séance photo et quand je suis arrivé devant le bâtiment, il y avait un fan qui m'attendait. Il a commencé à me parler et il n'a plus arrêté pendant vingt minutes ! Et je n'avais pas vraiment le temps, on m'attendait… Bon, ce n'est pas une agression… On n'a jamais eu de vrai problème mais c'est tout ce que je vois à raconter.

Orient-Extrême : Vous vous connaissez depuis longtemps maintenant. Est-ce que ça facilite naturellement la création des chansons ?

Miya : Oui, ça fait 9 ans que MUCC existe ; maintenant notre manière de composer et d'écrire est presque automatique. On fait nos morceaux toujours sur le même principe : chacun fait sa chanson, compose son morceau et moi, je rassemble tout et je fais les arrangements.

Orient-Extrême : Peu de temps sépare la sortie de l'album Houyoku de celle du mini-album 6. Peut-on le considérer comme la face B de Houyoku ?

Miya : Oui, c'est exactement ça. C'est une face B de Houyoku et certains morceaux de 6 ont été composés en même temps que ceux de Houyoku.

Orient-Extrême : Pour HomuraUta, c'était un mangaka qui avait dessiné la pochette. Et pour la jaquette de Houyoku au design très clair et épuré, comment cela s'est-il passé ?

Yukke : On a demandé à un designer de dessiner en fonction de ce que nous visualisions.
Miya :
Le fait que le dessin soit beaucoup plus clair par rapport à HomuraUta, c'est parce que ça reflète un état d'esprit différent sur ces deux albums.

Orient-Extrême : Vos musiques et paroles traitent quasiment toujours de sujets sombres et douloureux. Pourquoi ce choix ?

Miya : Parce que j'aime bien ce genre de paroles. Et puis, je pense que les choses qu'on ne peut pas forcement dire dans une conversation, on peut plus facilement les exprimer en chantant. Les choses impossibles à exprimer en temps normal, nous les exprimons à travers MUCC.

Orient-Extrême : Pouvez-vous nous présenter votre prochain single, Ryuusei ?

Miya : C'est une chanson qui va être puissante et très forte. Sur certains aspects elle change radicalement de ce qu'on fait habituellement ; mais sur d'autres, elle est sonne très MUCC et s'inscrit tout à fait dans la continuité de notre travail.

Orient-Extrême : Votre dernier album s'appelle 6, il comporte 9 titres, vous faites votre final le 6 juin 2006 (6.06.06)… D'où vous vient cette obsession des chiffres 6 et 9 ?

Tatsurô, l'air de rien, commence à titiller YUKKE un peu éteint.
Miya : Au départ, c'est un peu un hasard qu'il y ait autant de 6 cette année. Mais on trouvait que ça collait à MUCC. Le triple 6, un symbole du "Mal", ça nous plait bien.

Orient-Extrême : Ce début d'année 2006 a été très intense, avec beaucoup de sorties et une tournée mondiale. Allez-vous être aussi productifs et actifs pour la deuxième partie de l'année ?

Tatsurô, toujours l'air de rien, continue de titiller YUKKE définitivement amorphe.
Miya : Je ne sais pas si on va encore augmenter notre rythme de production et l'intensité des tournées mais on compte bien continuer sur le rythme qu'on a atteint actuellement. La deuxième partie de l'année devrait être aussi riche que la première.

Orient-Extrême : Et avez-vous déjà des projets précis ?

Miya : Au japon, oui : des concerts un peu spéciaux… [NDLR : les précisions resteront tenues secrètes]
Tatsurô qui abandonne YUKKE dans ses rêves :
Et cet été, on fait un concert aux Etats-Unis pour un événement à Baltimor : la convention Otakon.

Orient-Extrême, en regardant YUKKE… : Quand vous n'arrivez pas à dormir, qu'est-ce que vous faites ?

Miya : En général, je n'ai pas de problème pour dormir.
Tatsurô :
Moi pareil !
YUKKE :
Même si c'est pour y passer trois heures, je reste couché à essayer de dormir. Mais en ce moment, ça va, je dors bien.
Tatsurô :
Pareil !
Satochi avec le sourire :
Si je n'arrive vraiment pas à dormir, je bois ! [Rires de tout l'auditoire]

Orient-Extrême : Dans vos interviews, vous évoquez souvent un certain "Tamura"…

La question fait rire tout le groupe.
Tatsurô : C'est un de nos amis communs à tous les quatre. C'est d'ailleurs grâce à lui qu'on a trouvé le nom de groupe, MUCC. Je sais pas trop comment expliquer mais c'est quelqu'un d'indispensable au groupe, il en fait partie intégrante.
Tatsurô continuant de rire rajoute :
Tamura-kun ne sait pas qu'on demande qui il est même à l'étranger !

Orient-Extrême : Pourquoi montez-vous pieds nus sur scène ?

Miya : Parce que c'est plus facile de bouger comme ça, on est plus à l'aise. Si on porte des chaussures, on ne sent pas vraiment les vibrations. On ressent beaucoup mieux la musique pieds nus.

Orient-Extrême : Quelle est la chanson que vous préférez jouer en live ?

Miya : Ça dépend…
Tatsurô :
Oui, ça dépend vraiment du moment, du live. C'est un peu comme un interrupteur qu'on enclenche, une sorte de symbiose entre nous et avec le public sur certains morceaux, mais ce n'est pas toujours à la même chanson.

Orient-Extrême : Vous vous souvenez de ce morceau précis au concert de Paris de l'année dernière ?

Miya : Un morceau précisément...
Tatsurô :
Je ne me souviens pas d'un morceau en particulier, tout le live était super !

Orient-Extrême : Y a-t-il un groupe étranger avec lequel vous aimeriez jouer ?

Miya : On a fait un coupling au Japon avec The Rasmus et on aimerait bien rejouer avec eux en Europe.

Orient-Extrême : A parlant d'autres artistes… Quel est le dernier album que vous avez acheté ?

Miya : L'album d'un groupe japonais qui s'appelle Doping Panda.
Tatsurô réfléchit à voix haute :
Le dernier CD que j'ai acheté...
YUKKE en pose "penseur" :
… attendez, je cherche…
Tatsurô qui continue sa profonde réflexion :
Un CD que j'ai acheté ? Je ne me souviens pas en avoir acheté récemment. [rires]
Satochi toujours avec le sourire: Le dernier album de Zebrahead, ils ont changé de chanteur.
YUKKE :
L'album de The Rasmus. Pas le dernier, celui d'avant.
Tatsurô :
Et bien… Cette année, je n'en ai pas acheté ! Et l'année dernière… peut-être que j'en ai acheté mais je ne me rappelle plus !

Orient-Extrême : Avant d'être musicien professionnel, quel travail avez-vous fait ?

Miya : Au Japon, il y a un quartier qui s'appelle Kabukicho. C'est un peu comme le quartier où on est ce moment : Pigalle. Satochi et moi, on travaillait dans un club de ce quartier et on appelait les passants pour qu'ils rentrent…

Orient-Extrême : Un peu comme la personne qui a voulu embarquer YUKKE l'année dernière à Paris près de la Locomotive ?

YUKKE tiré de ces pensées : Hein !?
Tatsurô lui rejoue la scène en l'attrapant par le bras et le tire vers lui :
comme ça !
YUKKE :
Aaaah oui !... Mais pas encore cette année. J'y ai échappé pour le moment !

Orient-Extrême : Vous osez sortir tout seul ?

YUKKE amusé : Oui…

Orient-Extrême : Et vous, Tatsurô, YUKKE, qu'est-ce que vous faisiez avant MUCC ?

Tatsurô : Je survivais !
YUKKE sur un ton absolument résigné :
J'étais habillé tout en blanc et je préparais du natto [NDLR : plat d'accompagnement de la cuisine japonaise fait de graine de soja fermentées].

Orient-Extrême : En dehors de la musique, quels sont vos passe-temps ?

Miya : La moto. J'ai un gros scooter Honda.
YUKKE :
Je n'ai pas beaucoup l'occasion d'en faire mais c'est le sport ! Le foot en particulier.
Satochi toujours et encore avec le sourire
: Ne rien faire… J'aime bien traîner, manger, dormir… ce genre de choses !
Tatsurô :
J'aime bien les jeux vidéo, celui auquel je joue en ce moment, c'est Final Fantasy XII.

Orient-Extrême : On vous a déjà proposé de participer à la bande originale d'un jeu vidéo ? Ça vous intéressait ?

Miya : Non, on ne nous l'a jamais proposé mais j'aimerai bien.
Tatsurô :
Oui, mais je doute que ma voix puisse être adaptée à une bande originale de jeu…

Orient-Extrême : Et si vous étiez carrément le doubleur du héros ?

Tatsurô : Humm… oui… Mais parfois, même si le jeu est vraiment bien, je trouve que la voix du doubleur ou celle du chanteur ne correspond pas et ça tue le jeu, ça casse vraiment l'ambiance. D'autres fois par contre, ça colle parfaitement, comme la chanson-thème d'Utada Hikaru dans Kingdom Heart [NDLR : Hikari].

Orient-Extrême : Tout à fait d'accord. Et que pensez-vous de la présence de Gackt en tant qu'interprète du thème de Final Fantasy VII Dirge of Cerberus sur PlayStation 2 ?

Tatsurô : Je n'ai pas essayé ce jeu donc je ne peux pas vraiment me prononcer. Mais, je pense que le personnage principal doit être le jeu en lui-même. Il ne faut pas que l'artiste qui chante un thème devienne plus important que le jeu, sinon c'est juste un coup promotionnel pour l'artiste…

Orient-Extrême : Yukke, nous savons maintenant que vous aimez le football. La coupe du monde approche, avez-vous des pronostiques ?

YUKKE : Humm des pronostiques…
Tatsurô :
Moi, j'ai beaucoup réfléchi à la question et je pense que cette année le Brésil est vraiment balaise !
YUKKE et Tatsurô :
Ils vont allez loin.

Orient-Extrême : Et pensez-vous que l'équipe du Japon fera mieux qu'en 2002 ?

YUKKE : Naturellement on aimerait bien que le Japon gagne mais ce n'est pas vraiment possible… On espère juste que le Japon ira le plus loin possible et se donnera à fond.
Tatsurô :
Et qu'ils fassent mieux que les années passées !
Tatsurô se tourne vers YUKKE…
Tatsurô: Ils sont allés jusqu'où au mieux ?
YUKKE :
Je ne sais plus… Il y a quatre ans ? Quand on a organisé la Coupe du Monde avec la Corée ? Ils ont été battus par la Turquie, je crois…
Il s'en suit un grand débat que seul Maeda, le sauveur, fera aboutir…
Maeda (staff) : Il y a quatre ans, le Japon n'a pas dépassé les huitièmes de finale [NDLR : battu 0-1 par la Turquie] et il faudrait qu'ils arrivent au moins en quarts de finale cette année.
Tatsurô se retourne à nouveau vers nous :
Mais en fait, je ne suis pas fan de foot à ce point ! [rires]

Prochaine étape pour MUCC : un dernier concert en Europe à la Locomotive le lendemain soir. Compte rendu complet :
www.orient-extreme.net/index.php?menu=musique&sub=artistes&article=224


Interview réalisée le 13 mai 2006 par Lorraine Edwards, Gwenaelle Durand et Eric Oudelet.
Photos de la soirée au Klub : Eric Oudelet
Photos studio du groupe : (c) DANGER CRUE,Inc
Toute reproduction partielle ou totale de ce compte rendu et/ou des photos est strictement interdite.
Remerciements : Soundlicious, No Sphere et… MUCC !
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