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MANGA PARTY FESTIVAL 2011 - reportage les 9 et 10 avril 2011 à Paris

Deux ans après l’échec de la soirée MANGA PARTY AWARDS, Prime Productions a abandonné L’Olympia pour un événement entièrement repensé, réparti sur deux jours au Parc des Expositions de la Porte de Versailles : MANGA PARTY FESTIVAL. Confiants et ambitieux, les organisateurs s’étaient focalisés sur une grande salle de spectacles et un large plateau d’invités musicaux qui, sur le papier, pourrait rivaliser avec celui du Live House de JAPAN EXPO. A l’entrée du hall, les quelques exposants n’auraient plus eu qu’à distraire le public entre deux représentations. Un concept atypique sur ce marché événementiel spécifique, mais qui sera resté totalement incompris des visiteurs. A tord ou à raison ?

Deux minutes, c’est à peu près le temps nécessaire pour faire le tour du MANGA PARTY FESTIVAL. Il n’occupait qu’un hall à moitié vide, à l’écho significatif… La plupart des pôles culturels populaires étaient représentés (anime, manga, jeux vidéo, etc.) mais réduits à leur plus simple expression : une boutique de CD/DVD par-ci, un magasin-éditeur d’animes par là, un stand rétro-gaming, deux cabines de purikura, une expo avec des dessins imprimés à la va-vite, une demi-douzaine de fanzines / créateurs amateurs… Les fans de pop-culture japonaise, habitués aux conventions-fourmilières parisiennes, gavées de boutiques et d’animations en tous genres, se sont sentis spoliés. MANGA PARTY FESTIVAL s’est pourtant conformé au projet présenté à la presse et aux partenaires : ses quelques exposants ne faisaient qu’accompagner le seul et unique véritable centre d’intérêt, la salle de spectacles installée au premier étage, avec ses concerts, cosplays, défilés de mode et projections. Le décalage saisissant entre les attentes du public et la réalité du concept s’expliquerait simplement par une communication B2C inadaptée dans son discours. Elle annonçait "le festival le plus exhaustif dédié au phénomène culturel japonais", le faisant par là-même entrer en concurrence directe - et fatale - avec l’énorme JAPAN EXPO. Choisir l’un des plus grands parcs d’expositions français en remplacement d’une véritable salle de spectacles n’a fait qu’amplifier l’incompréhension sur la promesse et le contenu pour le visiteur lambda.



Samedi 9 avril au matin, l’ouverture du premier étage pour le showcase d’AMWE fut donc houleuse et les terribles "remboursés" scandés par les révolutionnaires résonnaient dans les escaliers. On anticipait alors un effroyable bide puisqu’à peine deux cent spectateurs "remplissaient" l’immense salle, réellement comparable au Live House de JAPAN EXPO. Scène élevée, écrans géants, crash-barrière, parc de chaises à l’arrière… L’installation avait pourtant de l’allure et redonnait du crédit aux organisateurs. Le programme devait désormais convaincre, sans fausse note. Bien qu’aucune star ne soit à l’affiche, il disposait d’arguments variés et dignes d’intérêt : une dizaine de lives dont Cécile Corbel et son envoutante bande originale d’Arietty, Nana Kitade et son mystérieux projet Loveless, Közi le cofondateur du mythique groupe visual kei Malice Mizer, le trio rock sauvage TRILL-DAN… On pouvait trouver le ticket journalier à 11/14 euros assez cher mais, quand tous les autres concurrents ferment à 19h00, la scène du MANGA PARTY FESTIVAL vibrait jusqu’à plus de 22h00 le samedi avec le mix électro-industriel de DJ SISEN. Rajoutons à tout cela un concert de charité en partenariat avec NRJ pour les victimes du tremblement de terre, et nous obtenions un programme musical copieux, assez pour justifier le prix d’entrée.


AMWE

La chanteuse et productrice électro-pop AMWE, qui a convaincu Kitsuné en France, a donc eu la lourde tâche de lancer la programmation en ouverture de salle devant un public éparse, et de mauvais poil… Malgré son enthousiasme et sa générosité sur scène, la petite Japonaise gesticulait vainement face à des spectateurs pour la plupart impassibles. Une ou deux chansons plus fédératrices et entraînantes tempèrent ce ressenti, mais la fausseté régulière du chant ou du rendu sonore, et l’inefficacité de la majorité des titres interprétés s’ajoutaient à la déception visuelle : celle qui est aussi mannequin ressemblait davantage à un garçonnet aux cheveux bouclés, emplâtré de fond de teint. Sous la lumière monochromatique bleue ou rouge imposée par les éclairagistes, AMWE passait pour un zombi de Resident Evil dopé à la Red Bull, ayant toute même l’incroyable pouvoir de faire danser les visiteurs déguisés en force spéciale d’Umbrella. Hélas, le cosplay ne commençait qu’à 14h00.




Gabriels Stiletto

S’étant déjà produit en France sous le nom de Gadget., ce groupe rock proche de la famille Tokyo Decadance a fait tomber une lourde atmosphère sur le MANGA PARTY FESTIVAL. Dans cette ambiance sombre et déprimante, le chant monocorde de KENZO-A, déchiré par quelques cris approximatifs, aurait pu assommer définitivement le public allergique à l’émo. Au fil des minutes, peut-être en parallèle au réveil des éclairagistes et à l’échauffement des cordes vocal du chanteur, Gabriels Stilletto s’extrayait de sa pesante répétitivité. La musique gagnait en contraste, rappelant parfois The Cure, Smashing Pumpkins, voire Nirvana l’espace d’un instant. Ce noir showcase éraillé, trop uniforme, lourd et difficile à digérer, s’achevait donc tout de même sur une bonne impression. Dans le genre, une invitée s’est révélée de manière totalement inattendue : Nana Kitade.




Nana Kitade / Loveless

Sexy, provoquant, dérangeant… le show de Nana Kitade fut un véritable choc, tirant définitivement un trait sur le passé pop-rock adolescent de la chanteuse et son image d’innocente poupée exposée à JAPAN EXPO. C’était aussi l’un des succès de ce MANGA PARTY FESTIVAL.

Nana Kitade et son guitariste TAIZO ouvraient leur manège désenchanté sur une bande préenregistrée : une reprise possédée et dissonante d’It’s a Small World, le thème enfantin le plus obsédant des parcs Disney. Les flammèches des chandelles rouges vacillaient et Nana s’exhibait, lascive, quasiment en sous-vêtements sous une robe réduite à sa simple armature. Avec son nouveau look et son regard ambivalent, elle rappelait GA-IN et NARSHA des BROWN EYED GIRLS, en plus vicieuse, plus vampirique… La petite fille pure, égérie de BABY THE STARS SHINE BRIGHT, n’est plus. La femme qui la remplace est une tentatrice, une sirène diabolique qui allait ensorceler ses victimes pour mieux les croquer…

Ses arguments n’étaient pas tellement musicaux, même si l’artiste TAIZO distillait quelques excellents solos et exercices de style à la guitare. Non, le jeu du musicien, les miaulements et les gémissements de Nana ne participaient qu’à la création d’une ambiance envoutante, théâtre abstrait d’un show malsain. Dans la boite de striptease Loveless, Nana se roulait par terre, se trainait et miaulait à quatre pattes, appliquait le kamasutra avec sa chaise d’époque, s’adonnait au bondage avec le câble du micro, avant de se fesser avec, puis de bondir dans la fosse pour gémir en équilibre au dessus du public, en transe. Hypnotisée, la spectatrice qui a failli se faire décapiter par un mawashi-geri n’a pas bronché.

On appréciait la reprise de Kesenai Tsumi, générique de FULLMETAL ALCHEMIST et clin d’œil à l’ancienne carrière de Nana chez Sony, d’abord travestie en ballade dépressive puis violemment brayée au mégaphone. Ce concert de 45 minutes à la limite de l’expérimentation aurait sûrement fait l’unanimité avec une réelle maîtrise vocale ; en l’état, la show-girl en freestyle "trichait" et faisait illusion en compensant par sa gestuelle captivante. Un show certes perfectible, mais néanmoins fascinant et qui ne se vit qu’en live, au plus près du spectacle.




Jean-Pierre Savelli

Juste avant Loveless, Jean-Pierre Savelli a chanté, en version française, quelques-uns de ses célèbres génériques d’animes. On pouvait rester dubitatif sur ce vide-grenier, la Gloubiboulga Night ayant fait son temps. Finalement, pour ceux qui furent bercés voire éduqués par Albator, Goldorack et Capitaine Flam, ce fut un réel plaisir de voir l’interprète original reprendre les génériques avec justesse et passion. On pardonne même le kitsch des danseurs costumés en Actarus et Albator, ou pire, Maya l’abeille… dont le jeu de scène aussi ridicule que comique n’aurait pu impressionner qu’une classe de maternelle… au siècle dernier.




DJ SISEN

Le public de Tokyo Decadance ne s’est pas mobilisé en masse pour le MANGA PARTY FESTIVAL. Une cinquantaine de visiteurs et de fans - parmi lesquels quelques cybers - a joué les prolongations pour danser sur le set électro-indus’ de l’excentrique SISEN. Impossible de retrouver l’ambiance bouillonnante d’une boite de nuit dans ces conditions, mais l’efficacité de la sélection musicale et l’excellent rendu sonore du hall, enveloppant et "cosmique", ont largement compensé. Le set, qui ne ciblait a priori qu’une niche, était beaucoup plus abordable - voire fréquentable - qu’escompté et aurait mérité bien meilleure audience.




YUMEDUO

Très peu fréquentée également dimanche midi, la prestation de YUMEDUO était une nouvelle fois à la hauteur de sa réputation grandissante en convention. Les deux jeunes musiciens français, l’un au violon, l’autre au clavier, reprennent depuis 2009 quelques-unes des plus grandes musiques de jeux-vidéo et de films d'animation japonais. L’onirisme était encore de mise au MANGA PARTY FESTIVAL, où l’on pouvait par exemple s’émerveiller sur le thème de Chrono Cross. Avec YUMEDUO, qualité rime avec simplicité. Une pause musicale plus qu’appréciable !




TRILL-DAN

Distribué par le label français Bishi-Bishi, le trio rock de Kobe enregistrait à l’époque un album en France. En étant sur place, autant lier l’utile à l’agréable : il participait cette année en exclusivité au MANGA PARTY FESTIVAL ! Les gratteuses et chanteuses JUAN et MARU, costumées en danseuse du Moulin Rouge, furent tout aussi déchaînés dimanche 10 avril 2011 qu’à JAPAN EXPO en 2009, mais encore plus sauvages dans leur chant. Le flow de la bassiste, hérissé de hurlements et flirtant parfois avec le rap, rappelait presque Daisuke de MAXIMUM THE HORMONE. Portée par les acclamations du public, la dizaine de morceaux rock/ punk/metal s’est rapidement enchaînée, dont un inédit – raté et au potentiel plus que douteux - inclus au nouvel album. Un set fougueux et applaudis pour un groupe qui conjugue la hargne au féminin. Il lui sera toutefois difficile de percer en France malgré son investissement.




CONCERT FOR JAPAN avec PASSI, Kenza Farah, Jessy Matador, TLF, Közi…

MANGA PARTY FESTIVAL a réagi face au drame qui a secoué le Japon un mois plus tôt. Les organisateurs se sont associés à NRJ pour monter un concert caritatif avec billetterie spéciale pour récolter des fonds et aider les victimes du tremblement de terre et du tsunami. Etonnamment, en dehors du final, ce sont donc des acteurs de la scène musicale française qui ont interprété deux ou trois titres chacun : PASSI, Kenza Farah, Jessy Matador… mais pas de Jena Lee, qui aurait été la plus pertinente en ces lieux. L’explication semble toute trouvée : elle n’a rien à vendre en ce moment ! En effet, MANU, le présentateur de NRJ, n’a cessé de rappeler les sortie single ou album de chaque invité, et tous ont pris la fuite sitôt leur passage terminé. Fâcheux, et désagréable pour les quelques fans présents, ou ceux qui ont eu une révélation pendant le show.

Car oui, ce concert d’une bonne heure aura permis la découverte d’artistes pour une partie du (maigre) public, plus habitué à écouter du son asiatique ou rock. Le line-up très coloré et principalement composé d’artistes hip-hop/R&B dénotait radicalement avec les nombreuses gothic lolita agglutinées au premier rang, venues pour la contribution de Közi. Le choc des cultures n’aura pas eu lieu grâce à l’effort conjoint du public, ouvert et solidaire jusqu’au bout dans son effort de soutien, et grâce à la plupart des "vedettes" qui se sont adaptées à cette audience si particulière. Applaudissement mutuel, sauf pour Dax Riders dont le chanteur, apparemment tout juste sorti du lit (…), était incapable de faire semblant de chanter en playback. La honte ultime ; en ouverture, ça fait désordre…

Malgré les ennuis techniques, leurs confrères furent beaucoup plus professionnels, creusant même l’écart avec les invités japonais. Applaudissons par exemple PASSI et ses musiciens charismatiques, le nouveau Laszlo Jones - à mi chemin entre Roch Voisine et Jack Sparrow -, Gary Fico - gendre idéal ? -, la souriante marseillaise Kenza Farah tout à fait opérationnelle (quoiqu’un peu trop mécanique, pour chipoter), le bon rap de TLF qui a cru pouvoir faire chanter son hit au public otaku du MPF (epic fail, et pas par mauvaise volonté, le numéro 1 de Biélorussie aurait connu le même destin), et surtout Jessy Matador, notre grandissime représentant de la France à l’Eurovision 2010. Les chorégraphies enflammés de ses back-dancers, le nouveau coupé-décalé et le look de tueur du chanteur ont fait un carton. La troupe en file indienne a régalé son public féminin par des mouvements de bassin bien yaoi… Le voilà, le joker anti-kpop du Japon !

Derrière la dérangeante ambigüité du mercantilisme et de l’opportunisme sous-jacents, ce concert fut une bien agréable excursion en terre musicale inconnue pour le public du MANGA PARTY FESTIVAL. Voir des goth loli acclamer des rappeurs, ça n’a pas de prix ! On ne peut que saluer la quasi-totalité des participants pour leur professionnalisme. Ils auront apporté leur modeste contribution à l’aide internationale pour le Japon. Ses représentants ont assuré le final, un unique titre rock peut-être aussi rapide et dévastateur que le tremblement de terre… KENZO-A, Közi, ses musiciens, Miyu et Stéphane ont tenté de jouer et chanter quelque chose ensemble. Une autre vraie catastrophe…




Közi feat. Miyu (Royal Cabaret)

En parlant de catastrophe, le concert de Közi dimanche en fin de journée se situe à peu près là. Il avait une belle guitare, mais le musicien, cofondateur de Malice Mizer, était réputé pour être un piètre chanteur. Il l’a bruyamment redémontré à Paris pendant presque une heure. Contraint d’ingurgiter la soupe, les techniciens de la régie se tordaient de souffrance, à l’agonie sur la table de mixage… Presque rien n’a pu sauver ce triste naufrage : éclairage monochrome bleu ou rouge pendant la moitié du set, guenilles de visualeux du pauvre, rendu sonore complètement déséquilibré au pied de la scène… De ces Romanesques épouvantails, on retient la pantomine du batteur fou aux gestes exagérés, quelques riffs occasionnellement accrocheurs, et l’apparition de Miyu en guest. La chanteuse de Royal Cabaret apportait de la lumière sur scène et étoffait la prestation de Közi et son groupe. Celui-ci se lâchait davantage sur la fin, jouait des titres un peu plus pop-rock, rapide ou metal. Du mieux donc, mais on n’attendait déjà plus que la fin du calvaire. Les fans ont eu leur rappel, on applaudit pour le principe.




Cécile Corbel

Közi était bien la seule véritable tache du dimanche car Cécile Corbel complétait la programmation avec TRILL-DAN et YUMEDUO. La chanteuse et harpiste française à l’univers pop-folk celtique fut choisie par le studio Ghibli pour composer et enregistrer la bande originale d’Arrietty, le petit monde des chapardeurs. Avec Pascal Boucaud à la basse et au chœur, et Cyril Maurin à la guitare, Cécile Corbel a interprété, tout en délicatesse et nuances, les principaux thèmes d’Arietty. Impossible de ne pas succomber au charme de ce très beau voyage musical et spirituel, ampli d’onirisme et de mysticisme, guidé par le timbre scintillant de la harpe et la voix envoutante de la chanteuse.




Les gagnants "Musique" des MANGA PARTY AWARDS 2011

Le magazine ROCK ONE, partenaire du festival, a assuré la sous-traitance de l’élection des meilleurs artistes, albums, clips et concerts japonaise. Les votes étaient libres, sans nomination, mais l’opération est restée limitée au lectorat de ROCK ONE, faute de communication. Ceci explique certainement pourquoi les gagnants sont tous distribués officiellement en France et appartiennent tous à la mouvance visual kei.

Meilleur Album J-Music : MIYAVI - WHAT’S MY NAME?
Meilleur Artiste ou Groupe J-Music : The GazettE
Meilleur Live J-Music : MIYAVI - WHAT’S MY NAME? WORLD TOUR 2011
Meilleur Clip J-Music : Kanon Wakeshima - Shoujo Jikake no Liberto



Du bon comme du mauvais au milieu de belles surprises telles que le showcase Loveless et l’étonnant CONCERT FOR JAPAN… MANGA PARTY FESTIVAL est un phénix boiteux avec une aile dans le plâtre. Le nouveau concept, très intéressant au demeurant, a souffert d’erreurs de communication et de la réputation calamiteuse des MANGA PARTY AWARDS de 2009. Divers problèmes techniques, déprogrammations (Cécile Corbel absente de sa séance de dédicaces, etc. [EDIT : Un collaborateur de Cécile Corbel nous précise qu'elle n'était pas avertie de la programmation de cette séance de dédicaces]) et erreurs grossières ("NINA KITADE" sur écran géant pendant tout le concert de Nana…) s’ajoutent dans la balance et font de cet événement un festival en chantier, avec du potentiel mais encore inapte à répondre aux exigences des consommateurs. Les 6.000 visiteurs ont dans l’ensemble jugé sévèrement cette édition, ce qui constitue déjà un fardeau pour sa suite éventuelle en 2012 ou 2013. Elle devra prendre en compte les reproches, se montrer plus cohérente et simple dans ses idées, plus qualitative dans sa programmation et plus consciencieuse dans sa mise en œuvre. En bref, peaufiner l'ébauche de 2011.

Eric Oudelet



Photos : Eric Oudelet et Camille Poulain
Remerciements : Prime Productions / Deborah Ferri-Pisani
Reproduction/réutilisation des photos et/ou du reportage strictement interdite.



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