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Kyary Pamyu Pamyu en conférence de presse à Paris le 8 février 2013 : compte rendu

Kyary Pamyu Pamyu donnait une conférence de presse à Paris le 8 février 2013 dans le cadre de sa première tournée mondiale. Une bonne occasion d'en apprendre davantage sur la nouvelle petite icône de la pop et de la mode japonaise, quelques mois après sa participation au festival JAPAN EXPO, et à deux jours de son concert à La Cigale.



Presse : D'où vient votre nom d'artiste Kyary Pamyu Pamyu ?
Kyary Pamyu Pamyu :
"Kyary" était le surnom donné par mes camarades au lycée. Tout seul, il n'avait pas assez d'impact et je me suis dit que ça pouvait être rigolo d'ajouter "Pamyu Pamyu". Je suis satisfait de mon choix car tout le monde trouve ça compliqué à prononcer. De ce fait, ça marque et ça me fait connaître.

Presse : Comment décririez-vous votre musique ?
Kyary Pamyu Pamyu :
En résumé, c'est un son rigolo et très positif, mais il y a des choses plus profondes dans le texte quand on s'y attarde. Il y a beaucoup de mots inventés dans Tsukema Tsukeru et Furisodeshon. Ils ne sont ni japonais ni anglais et sont à mon avis très accessibles pour les étrangers qui veulent chanter.

Presse : Comment se passe votre collaboration avec Yasutaka Nakata qui produit vos chansons ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Yasutaka Nakata fait partie des producteurs que j'adorais avant de travailler avec lui. C'est un grand honneur, un rêve de collaborer avec lui. Nos idées de projets démarrent souvent de conversations banales pendant un dîner. J'avais par exemple parlé de faux-cils et il trouvait ça marrant. Il voulait l'utiliser dans le prochain titre Tsukema Tsukeru. L'inspiration et les idées viennent souvent comme ça.

Presse : Avez-vous prévu un contenu spécial pour les concerts européens ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Quand je suis venue à JAPAN EXPO en 2012, le public était extraordinaire, c'était génial. Je serai encore une fois confronté à la difficulté de la langue mais je vais faire en sorte qu'on s'amuse, tous ensemble, avec le public français. J'aimerais construire quelque chose avec lui.

Presse : Vous avez eu la chance de participer pour la première fois au Kouhaku Uta Gassen fin 2012. Comment avez-vous réagi en apprenant cette invitation, et comment ça s'est passé en coulisses au milieu des stars de la musique japonaise ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Kouhaku Uta Gassen est vraiment une émission de variété prestigieuse et historique, très connue au Japon et diffusée en directe au réveillon du nouvel an. Pour une artiste débutante comme moi, c'est un immense honneur et j'avais un trac monstrueux. En coulisses, il n'y avait que des artistes très, très connus et je suis restée très timide.

Presse : A vos débuts, comment avez-vous été repérée pour devenir mannequin dans les magazines Kera! ou Zipper ? Est-ce à cause de votre look dans la rue ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Effectivement, c'est Kera! qui m'a trouvée quand j'étais lycéenne. Je marchais avec une copine au carrefour de Harajuku et je me suis faite repérée grâce à une toute petite photo, une street snap telle qu'on peut en voir dans les magazines de mode qui photographient les gens dans la rue. Ensuite, j'ai commencé à poser pour Kera! et ça a duré un an, un an et demi.

Presse : Vous vous voyez plutôt comme une icone de la mode qui chante, ou plutôt comme une chanteuse qui prend soin de son apparence ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Je ne me prétends pas forcément icône de mode, je serai plutôt une fille artiste qui aime la mode. Pour moi, c'est du 50/50 entre la mode et la musique.



Presse : Combien de stylistes et de fashion-designers travaillent avec vous ? Appréciez-vous des créateurs de mode français en particulier ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Je travaille avec la même styliste de mode depuis PONPONPON. Elle s'appelle Iijima Kumiko et est très connue au Japon. Je crée avec elle tous les costumes, y compris ceux sur scène. Dans un premier temps, je dessine ce que j'aimerais porter, et elle se charge d'adapter ces dessins en véritables costumes. Je ne connais pas très bien les créateurs français, n'hésitez pas à m'en conseiller !

Presse : Quelles sont vos inspirations vestimentaires ? Avez-vous des modèles qui vous influent plus particulièrement ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Aujourd'hui, je n'ai pas vraiment d'icone de mode pour l'inspiration. Quand j'étais lycéenne, j'étais à fond sur Gwen Stefani et ses Harajuku Girls. Je trouvais ça génial qu'une star internationale chante Harajuku Girls et je voulais devenir l'une d'entre elles.

Presse : Parmi vos tenues, laquelle a été la plus fun à porter ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Quand j'ai donné un concert au Budokan au Japon, je portais une robe violette avec des ailes, comme une fée. Je volais sur scène et j'ai ouvert mes bras pour libérer une "poudre de fée", un nuage féérique que je laissais derrière mon passage... J'avais vraiment l'impression d'être une fée et c'était une sorte de rêve d'enfance qui se réalisait.

Presse : Avez-vous des idées sur les prochaines tendances de la mode à Harajuku et sur ce que vous ferez dans votre prochain clip ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Il n'y a pas vraiment de tendance à Harajuku. Il y a tellement de choses différentes en même temps qu'on ne peut pas généraliser. Personnellement, je ne saurais pas quoi répondre. Mon prochain clip sera celui de la chanson Ninja ri banban, et sera inspiré par l'univers des ninjas avec des shurikens, ce genre de choses...

Presse : Parlez-nous un peu de votre expérience dans l'émission Japan in Motion, diffusée en France et au Japon.
Kyary Pamyu Pamyu :
C'est une émission où on parle des filles de Harajuku. Les gens qui regardent cette émission savent bien ce qui se passe dans ce quartier. Je suis venue à JAPAN EXPO avec des mannequins de Harajuku. Japan in motion est vraiment une super expérience pleine de bons souvenirs. L'émission a sûrement permis de me faire connaître du public français.



Presse : Aimeriez-vous faire un duo avec un artiste japonais ou étranger ?
Kyary Pamyu Pamyu :
J'ai été très influencée par Gwen Stefani, Lady Gaga et Katy Perry. Ce serait génial si je pouvais faire un duo avec l'une d'entre elles. En France, j'aime beaucoup Yelle. Je ne la connais pas très, très bien mais j'ai regardé ses clips sur YouTube et ça me plairait de la rencontrer.

Presse : Avez-vous déjà été contacté par des Américains qui souhaiteraient collaborer avec vous ? Par exemple par le manager de Justin Bieber ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Je ne pense pas avoir été contacté par le producteur de Justin Bieber, mais j'aimerais beaucoup collaborer avec des artistes étrangers. J'espère que ça viendra un jour.

Presse : Quand vous avez débuté, souhaitiez-vous la carrière que vous avez aujourd'hui. Si vous n'aviez pas eu cette carrière, qu'auriez-vous fait à la place ?
Kyary Pamyu Pamyu :
Je n'imaginais pas du tout ce qui allait arriver, mais on m'a donné cette chance d'accomplir mon rêve. Je n'aurais jamais pensé voyager pour donner des concerts à l'étranger, ce n'est que du bonheur ! Je me sens tellement bien qu'il est difficile de vous dire ce que j'aurais aimé faire à la place.

Presse : Avez-vous envie d'explorer d'autres domaines artistes que le chant et la mode ?
Kyary Pamyu Pamyu :
J'aimerais designer, créer des choses, pas uniquement des vêtements. Je me sens très bien en tant qu'artiste, à faire ce que j'aime, alors je souhaite avant tout continuer à faire de belles choses au Japon et à l'étranger.

Presse : Question plus sérieuse : une AKB48 s'est rasée la tête après avoir été démasquée en train de sortir avec un garçon. Que pensez-vous de cette affaire et de la pression subie par les idols japonaises?
Kyary Pamyu Pamyu :
En effet, la pression est énorme dans le show-business chez les artistes du monde des idols. Il y a beaucoup d'interdictions. Personnellement, je ne suis pas une idol, ce que je fais n'a rien à voir et je me sens libre, pas du tout comme ces filles de 20 ans qui sont un peu prisonnières. Ça me fait mal au cœur pour elles, mais c'est leur métier et je leur souhaite bon courage.









>> Live Report Kyary Pamyu Pamyu à La Cigale

Compte rendu et photos par Eric Oudelet
Reproduction et réutilisation des photos et/ou du compte rendu strictement interdite.
Remerciements : Soundlicious et les différents media qui ont participé à la conférence




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