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MAN WITH A MISSION en conférence de presse à Paris le 28 février 2013 : compte rendu

Sans surprise pour les connaisseurs, le groupe de rock / fusion MAN WITH A MISSION s'est illustré à JAPAN EXPO en donnant l'un des meilleurs showcases de l'édition 2012. On aurait bien aimé les voir sur scène pour un vrai et long concert, et Soundlicious a exaucé nos souhaits cet hiver en signant pour une mini tournée européenne. Après Cologne en Allemagne, et avant les concerts français de Marseille (Japan Expo Sud) et Paris début mars, la meute de loups japonaise s'est infiltré au Kawaii Café, dans le 11ème arrondissement de la capitale, pour rencontrer quelques journalistes et blogueurs peu farouches et prêts à braver le froid.

De gauche à droite sur les photos : Jean-Ken Johnny (guitariste et porte-parole), Kamikaze Boy (bassiste), Spear Rib (batteur), Tokyo Tanaka (chanteur) et DJ Santa Monica (DJ).



Presse : Quels sont vos souvenirs de votre venue en France et de votre participation à JAPAN EXPO en 2012 ?
Jean-Ken Johnny :
Ce qui m'a le plus marqué, c'est de voir une personne d'origine africaine en tenue de Sailor Moon. J'ai trouvé ça très drôle.

Presse : Avez-vous eu le temps de visiter Paris au moment de JAPAN EXPO ou cette année ?
Jean-Ken Johnny :
Oui. Pour le moment, on est passé par les principaux lieux touristiques comme l'Arc de Triomphe et la Tour Eiffel. On s'est baladé autour de l'Arc de Triomphe...
Presse : Vous n'avez pas eu de problème avec la police ? Elle est au taquet avec les gens "louches"...
Jean-Ken Johnny :
La police nous a beaucoup suivi du regard, mais ça va, les policiers ont été plutôt cléments.

Presse : Vous revenez en France moins d'un an après votre showcase à JAPAN EXPO. Vous avez un attachement particulier à notre pays ?
Jean-Ken Johnny :
En effet, on aime la France, on a beaucoup apprécié l'accueil en juillet dernier. Les gens étaient très chaleureux et on est content de revenir. On a quand même eu des soucis pour conduire autour de l'Arc de Triomphe... il y a trop de klaxons. A part ça, on aime beaucoup Paris et on aimerait revenir plus souvent.

Presse : Vous avez prévu de visiter Marseille ? De vous baigner un peu ?
Jean-Ken Johnny :
On n'a pas prévu de se baigner parce qu'on risque d'y laisser notre peau à cette période de l'année. Il parait que Marseille est une belle ville portuaire, alors on ira se balader et faire des photos.




Presse : Avec vos têtes, ça ne doit pas être évident de voyager et de passer les contrôles aux douanes...
Jean-Ken Johnny :
Oui effectivement, ce n'est pas évident de voyager avec nos faciès, mais on fait avec. Quand il le faut, on passe en force !

Presse : Comment les gens vous regardent dans la rue, est-ce qu'ils se comportent différemment à votre égard au Japon et en France ?
Jean-Ken Johnny :
En France comme au Japon, les gens sont très surpris de nous voir. Le pire, ce sont les enfants... Dans tous les pays, c'est la même chose : les enfants seuls ont peur de nous, mais quand ils sont en bande, ils deviennent des teignes et nous cassent la gueule ! C'est flippant.

Presse : Comment avez-vous préparé votre tournée européenne ? Avez-vous prévu du contenu spécial pour l'Europe ou verra-t-on un show "comme au Japon" ?
Jean-Ken Johnny consulte Kamikaze Boy :
Kamikaze Boy a réfléchi un peu à ça, un tout petit peu. Généralement, quand il dit ça, c'est qu'il n'a rien fait.

Presse : Cologne était la première date de votre tournée européenne. Comment ça s'est passé ?
Jean-Ken Johnny :
C'était notre tout premier concert en Allemagne. On était heureux de voir un grand nombre d'Allemands dans la salle. C'est important pour nous que les populations locales répondent présentes. Ce fut un bon premier concert, et ça nous donne envie d'y retourner.

Presse : Il y a quelques heures, vous avez tweeté en japonais en parlant de Paris avec le lien YouTube du clip Call me Maybe de Carly Rae Jepsen. Vous pouvez nous expliquer ? Allez-vous reprendre cette chanson à la Machine du Moulin Rouge ?
Jean-Ken Johnny, après enquête :
C'est Tokyo Tanaka qui a posté ça.
Tokyo Tanaka se dandine sur sa chaise...
Jean-Ken Johnny : Il n'y a pas de raison particulière, c'était juste pour exprimer son état d'esprit du moment.

Presse : A vos concerts, est-ce que le public européen réagit différemment du public japonais ?
Jean-Ken Johnny :
On peut dire que le public japonais est un peu plus timide. Toutefois, tous ceux qui aiment la musique réagissent, chantent ou dansent, quelque soit leur origine. Il n'y a pas de grandes différences entre eux.

Presse : Est-ce que la morphologie de vos têtes reflète votre caractère ?
Jean-Ken Johnny :
Comme chez les êtres humains, nos visages reflètent ce que nous sommes à l'intérieur. DJ Santa Monica est par exemple un gros fêtard. Tokyo Tanaka, dont la langue sort la gueule, est le leader et a le sens des responsabilités. C'est un loup qui a la tête sur les épaules. Spear Rib a toujours la gueule ouverte, tout le monde dit qu'il est le plus mignon. A force d'entendre ça, il commence à prendre la grosse tête. Kamikaze Boy et moi avons des visages qui se ressemblent et des gens s'en plaignent. Il a pourtant un air plus nerveux, il a l'air fâché en permanence, mais c'est en réalité un mec très gentil, cool et sympa... C'est quand même parfois un gros enfoiré. Quant à moi, je suis le seul à pouvoir communiquer et je gère la communication entre la meute et les humains. Je réponds à vos questions avec beaucoup de sérieux, mais méfiez-vous car je dis aussi des grosses conneries.





Presse : Comment se passent les relations avec les humains ? Est-ce que votre côté bestial crée des problèmes ?
Jean-Ken Johnny :
J'aimerais bien répondre que nos relations avec les humains sont paisibles et que tous se passe bien mais... dans les transports et avec la police, tout ne se passe pas au mieux. On espère que ça s'arrangera rapidement.
Presse : Et avec les filles ?
Kamikaze Boy se prend la tête à deux mains tandis que Tokyo Tanaka joint ses mains vers les journalistes comme pour faire une prière.
Jean-Ken Johnny : Tout va bien, vous pouvez nous en présenter !

Presse : Quelle est votre mission sur Terre et comment allez-vous l'accomplir ?
Jean-Ken Johnny :
On a une mission mais elle est top secrète. Ce serait très dangereux de vous en parler ici, alors on ne dira rien. Pour l'accomplir, on doit parcourir le monde. On va continuer en partageant notre musique avec un maximum de personnes. C'est pour cela que nous sommes de retour en Europe et en France.
Presse : Vous n'avez pas l'intention de nous manger ?..
Jean-Ken Johnny :
Non, on n'a pas de projet aussi horrible. Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Presse : Quels sont les rôles de chacun dans la composition des musiques ?
Jean-Ken Johnny :
Kamikaze Boy et moi-même posons les bases de chaque morceau : la mélodie, la rythmique... Ensuite, on finalise le tout avec les autres membres du groupe. C'est moi qui écris les paroles avec l'aide de Kamikaze Boy pour les textes en anglais.



Presse : Quel rôle joue Nirvana au sein de MAN WITH A MISSION ? [NDLR : le groupe a repris avec succès du Nirvana]
Jean-Ken Johnny : Il n'y a pas de lien particulier avec ce groupe, on est juste fan de Nirvana.
Presse : A ce sujet, quelles sont vos influences ?
Jean-Ken Johnny :
On aime un grand nombre d'artistes. On est surtout influencé par des groupes des années 90 comme Bad Religion, Rage Against the Machine, Smashing Pumpkins, Incubus... Chaque membre a ses groupes et chansons préférés.

Presse : Quelle chanson représente le mieux MAN WITH A MISSION ?
Jean-Ken Johnny :
Sans doute FLY AGAIN. C'est le titre qui fait le plus danser.

Presse : Est-ce qu'il y a un artiste ou un créatif, comme un producteur de clips, avec qui vous rêveriez de collaborer ?
Jean-Ken Johnny :
Tokyo Tanaka est fan de l'illustrateur Nara Yoshitomo et on aimerait bien qu'il réalise une de nos jaquettes de CD.

Presse : Votre nouveau single Emotions bénéficie d'un tie-up avec le film HENTAI KAMEN... [NDLR : adaptation d'un manga de super héros masqué avec un slip sur la tête] Ça nous amène à une question très importante : les loups, c'est plutôt slip ou caleçon ?
Jean-Ken Johnny : Vous voulez savoir si on est des pervers ? Aaah, savoir ce qu'on porte ? Mais pourquoi cette question ?
Presse : Ça intéresse beaucoup de monde !
Jean-Ken Johnny :
Que ceux qui portent des slips lèvent la main !
Jean-Ken Johnny et DJ Santa Monica lèvent la main.
Jean-Ken Johnny : Les boxers maintenant ?
Tokyo Tanaka rejoint le duo Jean-Ken Johnny et DJ Santa Monica.
Jean-Ken Johnny : Et qui porte des caleçons ?
DJ Santa Monica finit par lever seul la main.
Jean-Ken Johnny : Spear Rib, tu ne t'es pas manifesté, tu mets des slips, non ?
Spear Rib forme un petit triangle avec ses mains.
Jean-Ken Johnny : Ah ok, tu mets des culottes de fille.
Spear Rib fait maintenant des signes de la main avec insistance pour signifier qu'il plaisantait.



Presse : Votre chanson Get Off of My Way est arrivée ce mois-ci dans GITADORA, le jeu musical de Konami en arcade qui associe Guitar Freaks et Drum Mania. Ces jeux ne sont disponibles qu’au Japon. Il n’y a quasiment aucun artiste japonais disponible dans les jeux équivalents sur console en occident. Est-ce qu’on peut espérer pouvoir jouer un jour avec vos musiques dans nos jeux musicaux ?
Jean-Ken Johnny :
Il faudrait plutôt poser cette question à Konami, à Namco et aux autres sociétés de jeu vidéo. Evidemment, on aimerait beaucoup que tous les jeunes Français puissent jouer avec nos chansons dans des jeux vidéo.

Presse : Il y a beaucoup de textes en anglais dans vos chansons, alors que vos balades sont surtout en japonais. Une raison particulière ?
Jean-Ken Johnny :
Nos balades restent en japonais car nos activités se situent principalement au Japon. Si, dans un avenir proche, on nous demande d'écrire pour un public différent, on passera à l'anglais, ou à une autre langue. Ce choix découle de notre public.
Un membre du staff montre DJ Santa Monica : Il y en a un qui dort là-bas, non ?
DJ Santa Monica se fait secouer par son voisin et sursaute.
Jean-Ken Johnny : Ah ouais, il dormait !

Presse : Vous souhaitez avoir autant de fans à l'étranger qu'au Japon ?
Jean-Ken Johnny :
Pour le moment, le public est surtout au Japon. Si on se déplace, c'est qu'on veut agrandir notre audience. Même si les infos circulent beaucoup plus rapidement et facilement dans le monde d'aujourd'hui, c'est important pour nous de se déplacer et de venir rencontrer le public. Faire cette mini-tournée européenne, ce n'est pas anodin, c'est très important de voir nos fans, de s'en faire de nouveaux et de communiquer avec eux.

Presse : Votre style se différencie du reste de la production rock japonaise. Que pensez-vous de cette production J-rock ?
Jean-Ken Johnny :
D'après moi, le rock japonais mériterait de s'internationaliser beaucoup plus. Même si les ventes de CD chutent, les artistes ont de l'énergie à revendre et ont beaucoup de potentiel. J'aimerais bien voir davantage de groupes se développer à l'international.

Presse : Un petit mot en français pour finir ?
Jean-Ken Johnny :
"Je t'aime".



A voir : le live report MAN WITH A MISSION en concert à Paris le 3 mars 2013


Compte rendu et photo par Eric Oudelet
Remerciements et traduction : Soundlicious et Sae Cibot
Photos MAN WITH A MISSION à Paris © Orient-Extrême








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