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DIRTRUCKS : interview et reportage sur le concert du 6 octobre 2006 à Marseille

DIRTRUCKS, groupe tout neuf créé en 2005, est ce que l’on pourrait appeler un girls band. Aucun rapport cependant avec les L5 ou autre ramassis de féministes frustrées, ici, il s'agit de rockeuses ; de vraies rockeuses qui arrivent tout droit de Tôkyô. Après quelques dates en France, les premières d’une tournée marathon en Europe, les voilà le 6 octobre 2006 à Marseille pour un show à faire pâlir les médisants qui jadis affirmaient que la femme n'a pas sa place dans ce monde de mâles…

Aux alentours de 18h30, à Marseille, une fourgonnette débarque devant le Poste à Galène. Les trois pelés qui attendaient les DIRTRUCKS depuis presque une demi-heure (NDLR : votre envoyée spéciale et ses gardes du corps) se regardent avec un sourire amusé en remarquant les soutiens-gorge accrochés aux fenêtres. Pas mal pour une première approche. Les portières s'ouvrent et sortent du véhicule non pas trois, mais cinq jeunes japonaises accompagnées de leur tour manager. Premier constat : elles sont petites, certes, mais elles en dégagent. DEE, la chanteuse et bassiste du groupe, s'approche, mains dans les poches, sa casquette vissée sur le crâne, pour transporter le matos. RUI la suit, le soleil fait briller les dizaines de capsules collées à sa ceinture. Elles n'ont pas l'air d'avoir menti quand elles ont affirmé aimer la bière. SAE semble être la plus réservée, sans doute pour mieux se révéler sur scène. Quant aux deux autres jeunes filles, elles occupent le rôle d’assistantes du "trio star". Le tour manager fait les présentations en commençant par DEE qui nous salue dans un anglais parfait. Je m'approche ensuite des autres membres et, à ma grande surprise, elles m'accueillent tout sourire à grand renfort de "Nice to meet you !" (Enchantée !). Sur le chemin de la cantine (il faut bien prendre des forces pour la soirée), nous les croisons de nouveau et entamons la discussion en marchant côte à côte. On apprend que les membres du groupe n'apprécient pas spécialement le visual kei, et RUI semble beaucoup aimer les frites qu'elle pique de mon sandwich ; rien de pire pour dégoûter ceux qui triment pour garder la ligne. Retour ensuite à la salle, repos et préparation pour les artistes, glandouillage pour les autres.

20h30, le Poste à Galène ouvre enfin. Les trois pelés ont été rejoints par une bonne cinquantaine de personnes, et des groupes de nouveaux arrivants font continuellement leur apparition au coin de la ruelle. Interrogés, presque tous affirment venir pour voir Frustration, un des deux groupes qui partage l'affiche avec les DIRTRUCKS. Espérons qu’elles animent la première partie et sachent se faire remarquer positivement par ce public...
Le Poste à Galène, c'est un bar avec une scène non protégée par des barrières (il y a déjà bien souvent à peine assez place pour entasser les spectateurs…). Pour MUCC le 11 mai 2006, même avant le concert, le public se pressait contre les rebords pour être en mesure de toucher leurs idoles au moment venu. Mais là, tout le monde se disperse calmement au comptoir et sur les canapés, voire près du stand de 45 tours… Seuls les irréductibles japonisants s'installent devant les baffles, attendant gentiment de savoir qui va passer en premier. La réponse se fait attendre, et on voit finalement arriver Nation All Dust et leur chanteur, peut-être drogué, peut-être juste psychopathe. Au bout de cinq ou six chansons, RUI vient se joindre au public, assez incognito, et s'agite à ma droite au rythme saccadé de la musique. Après une dizaine de titres, ces messieurs laissent enfin la place à celles que l'on attendait. Converse, jeans, t-shirt, démarche assurée, les drôles de dames s'équipent de leurs instruments respectifs et commencent d'emblée par la chanson qui donnera son nom à leur album : Ordinary Bad Girl. Les premières notes rappellent tout de suite Highway to Hell des grands AC/DC, ce qui réveille plutôt efficacement ceux qui ont un peu piqué du nez pendant la première partie. Ça commence enfin à bouger dans le public. On est loin des pogos et des headbangs, mais l'ambiance est là.



Petit bémol… : serait-ce l'ingénieur du son du Poste à Galène qui foire un peu ou...? Pourquoi faut-il scruter les mouvements de lèvres de DEE pour comprendre qu’elle chante ? Il faut attendre le refrain et le renfort des choeurs de RUI pour que la chanson prenne vraiment forme. Sans doute consciente du contraste entre le son de la guitare et celui de sa propre voix, DEE chante un tantinet plus fort, ce qui aide sans doute tout le monde à mieux apprécier la chanson. Cela dit, il valait mieux avoir déjà écouté leurs titres pour s'y retrouver, et... pouvoir reprendre les paroles avec elles.
SAE dégage un charisme époustouflant. Rien à envier à tous ces mâles barbus qui tapent avec conviction sur leurs cymbales. Sa moue, entre sourire et grimace, colle parfaitement à son allure de rebelle pas commode, et son sens du rythme parfait la fait briller derrière son instrument imposant. Suit Gimme some shakin', tout aussi entraînante que Ordinary bad girl. Pas le temps de s'ennuyer, les filles n'ont même pas besoin d'un jeu de scène stupéfiant d'originalité, they rock, baby. Cette fois, c'est au tour de RUI de nous épater. Quand elle débute son solo, elle subjugue. Balançant sa tête d'avant en arrière, ses cheveux noirs lâchés s'agitant autour de son visage de bad doll (parce qu'il fallait bien trouver un compromis avec ses traits fins et son expression indescriptible quand elle joue), RUI redéfinit l'expression "faire corps avec" sa guitare.

Même remarque que précédemment : difficile pour le public de reprendre les "Woohoo" du refrain quand il n'a jamais ne serait-ce qu'entendu parler de nos trois bridées. Une belle occasion de perdue, voilà le genre de chansons qui vous bougerait un tétraplégique. La suite n'est pas en reste. On commence à mieux entendre DEE qui semble avoir trouvé le moyen de se faire entendre, elle entame Your Dead Soul (On My Back), maniant sa basse avec autant de dextérité et de justesse que lorsqu'elle chante. Ses bras sont tatoués (rebeeelle!) de coeurs et de fleurs (pas rebeeelle...) (NDLR : c’est le sens de la "rébellion kawaii à la japonaise", un peu comme les gothiques avec des motifs de fraise sur leurs chemisier…), ses dents plus tordues que celles de Toshiya de Dir en grey, mais peu importe ! Elle nous en met plein la vue. Enfin… ce n’est apparemment pas le sentiment de tout le monde, le public parait globalement bien mou ce soir. Quelle mauvaise foi ! Pourquoi y en a t'il autant qui secouent la tête en rythme et si peu qui applaudissent à la fin des chansons ?



Les chansons s'enchaînent, SAE semble hyper concentrée et ne décoche un mini sourire qu'à la fin de chaque chanson. Deep inside, titre tiré de leur album tout neuf, puis Float in Haze, calme un peu l'atmosphère, en admettant qu'elle eût en effet besoin d'être calmée. Ambiance limite country, la casquette de DEE semble se transformer en chapeau de cow-boy, et la guitare de RUI sert d'accompagnement, genre colonie de vacances autour du feu. Les voix de ces deux dames s'accordent à merveille et le contraste avec les premières chansons pour le moins virulentes souligne d'autant plus la qualité de la chanson. Suivent deux autres mocreaux de leur nouvel album, Soap et Spoonful of golden love.
Entre deux chansons, DEE s'adresse enfin au public. Non pas pour dire "merci", ou "bonsoir", non, non. "Do you drink beer ?" (Est-ce que vous buvez de la bière ?). La surprise empêche les quelques soixante-dix poivrots qui en sont à leur dixième verre de répondre un simple "Oui". Elle ne se décourage pas : "Oh, not yet !" (Oh, pas encore !) et enchaîne en demandant si on a envie de danser. Sans attendre notre réponse, les accords de Rock! Rock! (Till you drop) retentissent. RUI a un air follement aguicheur, sans doute sans s'en rendre compte, et ceci émoustille ces messieurs qui ont les yeux rivés sur elle. Pendant le refrain, je m'attends presque à voir DEE se dandiner en faisant la danse des canards au rythme de la guitare de sa coéquipière. Cette dernière d'ailleurs se donne à fond dans son solo, tête rejetée en arrière, cheveux collés sur la joue. SAE finit les bras en l'air et les yeux fermés, comme si elle se nourrissait de ces derniers instants. La fin se fait sentir. "This is our last song" (C'est notre dernière chanson), annonce DEE. Coming over me. Derniers instants, puis derniers applaudissements. Elles quittent la scène.
Encore sonnée et à demi sourde, je sors après avoir fait un tour côtés goodies (à 1 euro le poster dédicacé, ça donne envie de sortir le porte monnaie). Puis vient le temps de l'interview. Dehors, dans la rue sale, je suis debout en face d'elles, assises dans leur camionnette en compagnie d'une dizaine de nouveaux fans, presque tous de type masculin. La suite dans la retranscription de l’interview ci-dessous.

Vous l'avez compris, un show comme celui de ce soir, ça vaut la peine d'être vu, entendu, goûté, touché, caressé (je m'égare). Les trois musiciennes de DIRTRUCKS savent où elles vont, savent ce qu'elles font, et elles le font bien. Ne pleurez pas encore de les avoir ratées, elles continuent leur périple en France ainsi qu'en Autriche, en Allemagne et autres contrées voisines, pour terminer par une date à Paris le 25 octobre 2006. Keep on rocking.

Aurélie Mazzeo




Setlist :
01 - Ordinary Bad Girl
02 - Gimme some shakin'
03 - Your dead soul (On My Back)
04 - Deep inside my heart
05 - Soap & Cigarette
06 - Spoonfull of golden love
07 - Rock! Rock! (till you drop)
08 - Coming over me




APRES LE CONCERT, L’INTERVIEW DE DIRTRUCKS


Orient-Extrême : Tout d'abord, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs d'Orient-Extrême qui ne vous connaissent pas encore ? Il y en a sûrement beaucoup…
DEE : Je suis DEE de DIRTRUCKS, je joue de la basse et je chante dans le groupe.
SAE : Je suis Sae, je joue de la batterie.
RUI (avec une voix toute fluette) : Je suis RUI, je joue de la guitare.

Orient-Extrême : Ce n'est pas facile pour une fille de faire du rock, vous semblez réellement vouloir vous faire une place dans ce monde typiquement masculin. Comment est né DIRTRUCKS ? Est-ce un choix délibéré de faire un groupe composé uniquement de filles ?
DEE : J'étais dans un autre groupe, et c'était un groupe de garçons. J'en étais la seule fille. Je voulais faire un groupe de filles. SAE était fan de moi et elle avait de bons goûts musicaux, alors je voulais qu'elle fasse partie de ce nouveau groupe.
Orient-Extrême : Et RUI ?
DEE : On cherchait une fille qui jouait bien de la guitare, et on a trouvé RUI.

Orient-Extrême : Pourquoi avez-vous choisi d'appeler votre groupe DIRTRUCKS ?
DEE : DIRTRUCKS vient de "dirty" (sale) et "truck" (camion), ça veut dire ... [NDA : je mime le camion, elle rit et hoche la tête vigoureusement] : "dirty ladies who drive big trucks" ("de vilaines filles qui conduisent de gros camions…"). Ça vient de cette image.

Orient-Extrême : Depuis la formation de votre groupe en 2005, vous avez déjà fait beaucoup de concerts, notamment aux Etats-Unis et en Australie…
DEE : On a remarqué beaucoup de différences entre les publics d'un pays à l'autre. Certaines personnes ont été très gentilles avec nous.

Orient-Extrême : Que pouvez-vous dire par exemple de la différence entre le public japonais et le public occidental ? [Elles hochent toutes la tête gravement…]
DEE : Les Japonais sont vraiment ... calmes.
SAE (avec un sourire ironique) : Calmes, silencieux...
DEE : Je pense qu'ils ne veulent pas montrer leur passion aux autres personnes. Mais les Français... et les Européens sont... chauds... [DEE regarde SAE] Vraiment chauds…

Orient-Extrême : Pourriez-vous nous raconter une anecdote amusante qui vous a marqué pendant vos concerts ?
DEE : Une anecdote nous concernant ?
Orient-Extrême : Oui, sur l'ensemble de vos tournées.
DEE (montre RUI du doigt) : Aujourd'hui, elle a ... [SAE et RUI éclatent de rire] nagé dans la mer sans maillot de bain !
Orient-Extrême : Sans maillot de bain ?! [rires]
DEE : Elle portait seulement ses sous-vêtements. Elle s'est baignée à la plage juste à côté.
Orient-Extrême : Mais elle est gelée ! [RUI secoue la tête en riant] Vous êtes en pleine forme ! Cette année, vous faites pratiquement un concert par jour, comment parvenez-vous à garder le rythme ? Quel est votre secret ?
SAE : On mange beaucoup [rires]. Et on se couche tôt... Mais on se réveille tôt !
DEE : Et la cuisine française est très bonne !

Orient-Extrême : Et qu'avez-vous préféré en matière de cuisine dans tous les pays que vous avez pu visiter ?
DEE : Je ne sais pas vraiment ... En fait je préfère manger japonais autant que possible.
SAE : Si c'est possible ... Autant que possible [rires].

Orient-Extrême : A propos du concert, on a beaucoup aimé, l’ambiance était vraiment cool. Ça vous a plu ?
DEE (hésitante) : On pense que ce soir, le public n'était pas très... bruyant. Oui, plus calme que dans les autres villes. C’est certainement à cause du son...

Orient-Extrême : C'est vrai qu'on ne vous entendait pas chanter beaucoup au début.
DEE : Oui, c'est vraiment dommage. Mais c'était fun.

Orient-Extrême : Avec quels groupes avez-vous préféré jouer ? Ce soir, c'était avec Frustration ; et hier, vous étiez bien avec Tagada Jones ?
Toutes ensemble : Oh non !
DEE : C'était une erreur ! Ils se sont trompés en écrivant les flyers, ils ont mis la mauvaise date. On a préféré le groupe de ce soir : Nation all dust.
SAE : Oui, c'était assurément le meilleur groupe avec qui on a joué.

Orient-Extrême : Vous n'avez pas encore écrit beaucoup de chansons et vous n'avez actuellement sorti qu'un seul véritable album. Pourquoi avoir pris les devants et vous être lancées dans des tournées partout dans le monde ?
DEE : C'est parce que... Je pense ... Je crois que le groupe devrait aller ailleurs, en fait [elle semble perplexe].
Orient-Extrême : Pour la promotion du groupe certainement ? Apparemment peu de gens vous connaissaient ce soir, mais ils vont sûrement chercher à en savoir plus sur vous, maintenant.
DEE : Oui, tout à fait.

Orient-Extrême : L'album qui vient de sortir est tout nouveau, vous l'avez édité il y a peu de temps. Il est si récent qu’il ne figure pas sur votre page MySpace...
SAE : Oui, je suis désolée, mais je n'ai vraiment pas assez de temps... Je sais que je dois le faire...
DEE : Mais on ne va pas le commercialiser au Japon.
Orient-Extrême : C'est une édition spéciale pour les Européens ?
DEE : Oui, c'est une exclusivité : seulement en Europe. On ne va pas le vendre au Japon.
SAE et DEE : Pas encore.

Orient-Extrême : Est-ce que ça vous tient à coeur de répondre à vos fans sur votre BBS ?
DEE : On aime vraiment ça ! On le fait autant qu'on peut.
SAE : Autant que possible.
DEE : Autant que possible, oui.

Orient-Extrême : Je pense que vous ne le savez pas encore mais des Européens ont déjà posté sur votre BBS, comptez-vous leur répondre en anglais ?
DEE : C'est vrai !? Oh oui, je pense qu'on va leur répondre en anglais !

Orient-Extrême : Concernant les compositions, comment ça se passe ?
DEE : On compose toutes ensemble.

Orient-Extrême : Vous écrivez aussi les paroles ensemble ?
DEE (réfléchit à haute voix en japonais) : Ça dépend…

Orient-Extrême : On peut lire sur votre site internet que vous êtes beaucoup influencées par des groupes occidentaux, est-ce que vous écoutez tout de même aussi de la musique japonaise ?
DEE : Oui, j’avais l’habitude d’écouter du punk japonais quand j’étais au collège.
SAE : Je n'ai jamais vraiment écouté de musique japonaise. Je ne déteste pas les groupes de mon pays, mais je n'ai jamais eu l'occasion d'écouter leur musique.

Orient-Extrême : Il y a assez peu de chanteuses rock au Japon. Que pensez-vous des autres artistes féminines qui évoluent sur la scène rock nipponne, comme Tommy heavenly6 ou 54 Nudes Honeys par exemple ?
DEE : Je trouve que les 54 Nudes Honeys sont bonnes. Elles ont un look assez cool, un look punk rock. Et elles ... [NDLR : une de leur copine débarque et leur dit au revoir…]. Euh… Je n'ai jamais bien écouté la musique de Tommy heavenly6, c'est un style différent.
SAE : No comment ... [rires] Je ne la connais pas, je ne connais que son nom.
DEE : On peut la voir à la télé. "She's big".
Orient-Extrême : "Big ? You mean fat ?!" [Grosse ? Dans le sens "énorme" !?]
DEE : Oh, non ! [rires] Dans le sens "célèbre" ! Elle devrait arrêter de se maquiller comme ça. Elle veut ressembler à "Evilavine"…
Orient-Extrême : Qui ça ?
DEE : "Evilavine", la chanteuse canadienne qui chante Skater Boy [DEE commence à écrire le nom sur ma feuille de route…].
Orient-Extrême : Ah ! Avril Lavigne !
DEE : "Avlil Lavigne" ! [rires] Tommy februrary [NDLR : …ou Tommy heavenly6, c’est la même personne, de son vrai nom Kawase Tomoko] a un joli visage au naturel, elle n'a vraiment pas besoin de se maquiller comme "Avlil Lavigne".

Orient-Extrême : Dernière question, aimez-vous d'autres styles de musique que le rock ?
DEE (montre RUI) : Oui, elle aime le blues. Et certaines formes de jazz. Le bon vieux jazz.
SAE : Je n'aime que le rock (rires). Et un peu la new wave.

Orient-Extrême : Merci beaucoup.
Toutes les trois : Merci beaucoup !

Remerciements : le Poste à Galène, les DIRTRUCKS ainsi que leur manager et leurs assistantes, foXjapan, Kinô
Reportage, interview et photos : Aurélie Mazzeo
Toute reproduction et/ou réutilisation partielle ou totale des photos, du reportage ou de l’interview est strictement interdite.
Le site officiel de DIRTRUCKS : www.dirtrucks.com
La page MySpace de DIRTRUCKS : www.myspace.com/dirtrucks

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