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G-DRAGON 2017 WORLD TOUR ACT III, M.O.T.T.E à l'AccorHotels Arena de Paris : live report

On pensait y voir BIGBANG, le groupe de Kpop le plus mainstream, bankable et apte à rassembler les foules ; c'est finalement son leader G-DRAGON qui s'est produit seul en concert à l'AccorHotels Arena de Paris, la plus grande salle de spectacle de la capitale. La pop coréenne écrit une nouvelle page de l'histoire de la musique asiatique en France en osant un premier concert "oneman" dans une enceinte de 20.000 places (que les festivals musicaux MUSIC BANK et KCON n'ont pas remplie), tandis que la J-Music présente depuis plus longtemps n'est toujours pas parvenue à remplir un Zénith à 100%. ARASHI a laissé filer sa chance, honneur à GD.

Historique, l'événement du 28 septembre 2017 l'était aussi parce qu'il s'agissait du premier grand show de l'agence coréenne YG Entertainment (BIGBANG, PSY, 2NE1, BLACKPINK...) en France. Historique, mais pas hystérique, car l'ambiance était loin d'être aussi électrique que lors des précédents mégashows coréens. Pas grand monde en avance devant la salle, peu de pancartes et banderoles (peut-être interdites par la sécurité ?), moins de hurlements... Le public - toujours essentiellement féminin - était plus sage, ce qui ne l'a pas empêché de crier et de reprendre en chœur les hits de Kwon Ji-yong, alias G-DRAGON, qui a mis le feu dès le début de son spectacle avec les 2 titres qui ont propulsé sa carrière solo : HEARTBREAKER et BREATHE. Haletant.



Dans la lignée du MUSIC BANK, KCON ou encore SMTOWN Live in Paris, le show donnait l'impression d'enquiller les titres presque sans pause, celles-ci passant inaperçues grâce aux vidéos, sur une mise en scène très soignée : backdancers sexys, retransmission live sur écrans géants, jeux de lumière éblouissants, panneaux LED mobiles, fumigènes et lance-flammes... G-DRAGON avait même ramené ses musiciens (guitare, batterie, claviers...), mais pas de special guest alors qu'on aurait rêvé de CL (ex-2NE1, juste entendue sur la bande son de R.O.D) ou même PSY dont on attend toujours la tournée mondiale tombée aux oubliettes. Le spectacle de GD a régalé les fans pendant un peu plus de deux heures, avec sa sélection exhaustive de hits pop/hip-hop/R&B (ONE OF A KIND, Crayon, CROOKED, GOOD BOY...) sur une mise en scène très efficace. De quoi en mettre plein la vue au public de la fosse (moins à ceux des balcons "avant" qui avaient une vue imprenable sur une grappe de haut-parleurs et de spots), où les places se sont vendues à 200 euros, voire beaucoup plus pour les forfaits VIP.



On ne devient pas l'un des artistes coréens les plus riches du moment par hasard. Mais à ce prix-là, on aurait quand même espéré une heure de show en plus. Et dire que les fans de Kpop françaises râlaient en 2012 quand les SUPER JUNIOR demandaient 100 euros pour la fosse du Zénith... Ce cher GD a néanmoins donné de sa personne, vraiment investi dans son jeu de scène, ses danses (à un moment torse nu) et son attitude, jusque dans son regard malicieux qui a magistralement conclus le concert (une scène mémorable, cadrée et retransmise à la perfection sur les écrans géants), alors qu'il regagnait les coulisses après un dernier titre dans la fosse, dans un quasi-bain de foule (auprès de ceux qui ont payé le plus cher). Bon... Il n'a trempé qu'un orteil quand les SUPER JUNIOR et Leeteuk ont plongé tête la première dans la mêlée. Peut-être sera-t-il plus audacieux la prochaine fois, puisqu'il a promis de revenir. Il aura cette fois intérêt à être meilleur au chant, car il y avait de quoi crier à l'attentat à chaque fois qu'il tentait une note un peu plus élevée que son rap habituel.



Le jeune chanteur, rappeur, auteur-compositeur et producteur coréen a semble-t-il réussi son baptême français, puisque les retours des fans sont très positifs. Il lui faudra par contre ramener le reste de BIGBANG pour espérer un meilleur remplissage la prochaine fois. De ce point de vue, c'est une vraie déception. Ce 28 septembre, l'AccorHotels Arena (ex-Bercy) faisait certes plus qu'un Zénith, mais moins que MUSIC BANK et KCON Paris. La salle n'était probablement pas à moitié remplie à cause des prix ahurissants, de la multiplication des dates européennes de la tournée mondiale, d'une programmation en semaine hors vacances, et d'un manque cruel de promo, notamment par l'absence de collaboration avec les communautés habituelles (associations, medias spécialisés...). YG a-t-il d'ailleurs envie de se développer en Europe, ou sommes-nous juste un simple DAB à vider avant que les garçons ne dépassent la trentaine ?


Eric Oudelet




Remerciements : Live Nation
Photos : Bora Kim pour Live Nation, et Eric Oudelet










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