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SUIKA à la Foire de Paris 2007 : concert et interview d'ATOM et Takatsuki à Versions Live 2

Grâce à Soundlicious, le public français a pu découvrir le hip hop jazzy du groupe japonais SUIKA en 2006 avec une version localisée de son album HARVEST FOR THE STRIPES, suivie de son second opus RIPE STRIPES fraîchement importé. Ce dernier CD au son très acoustique attisait la curiosité sur le potentiel des morceaux en live. Invité par son label français, SUIKA a envoyé deux de ses membres en éclaireurs dans l'hexagone en ce mois d'avril 2007 : le rappeur à la contrebasse Takatsuki, et le MC ATOM. Les deux amis ont effectué une mini-tournée de repérage en enchaînant trois prestations en moins d'une semaine : deux showcases (un premier à l'ASIAN près des Champs-Élysées, un deuxième au festival HIP HOP JAZZ de Saint-Brice-sous-Forêt) et un concert d'environ une heure à Versions Live 2 le 29 avril, dans le cadre de la Foire de Paris. Ces performances ont fait mouche en attirant les chalands et en convertissant même des réfractaires au genre ! Visiblement heureux de leur séjour, les deux artistes nous ont accordé une interview décontractée avant leur principal concert, dont voici le récit…

Avec un peu de retard, après un défilé de mode et le déluge qui a éclipsé le magnifique soleil du début de journée, le rappeur contrebassiste Takatsuki, vêtu d'une veste et d'une casquette rétro, ainsi que son collègue ATOM, au style urbain plus moderne, montent sur la scène principale de Version Live 2, festival résidant de la Foire de Paris. Accompagné de deux musiciens français, David et Gérald, venus en renfort pour la guitare et les percussions au cajon, Takatsuki commence tranquillement à pincer les cordes de son instrument pendant que la responsable de leur label français, Soundlicious, présente les deux artistes au public encore réservé et peu rassuré par la présence de nuages toujours menaçants… ATOM prend la relève en japonais et se présente en posant progressivement son rap. Le morceau de SUIKA est lancé. Le rappeur lâche les mots avec énergie, s'approprie toute la scène en sautant et courant partout, sans jamais oublier de donner quelques directives discrètes au guitariste et percussionniste, en vrai chef d'orchestre. Il partage le micro avec Takatsuki, beaucoup plus tranquille, voire franchement flegmatique derrière sa contrebasse. Une petite foule commence à stationner devant la scène, interpellée par ce duo antagonique. Malheureusement, à la moindre goutte de pluie, les curieux passent leur chemin et seules quelques dizaines de spectateurs imperturbables venus voir SUIKA restent pour les acclamer.



Avant d'enchaîner sur Flying Books, ATOM décide de présenter la fameuse librairie qui a vu naître le groupe, et qui a inspiré et donné son nom à ce morceau (référez-vous à l'interview qui suit pour en savoir plus…). Le rappeur se montre vite très bavard, et se fera un plaisir de distiller régulièrement quelques précisions sur SUIKA et sur chacun des huit morceaux joués en cette fin d'après-midi. A chaque fois, il n'oublie pas d'assurer que, même si le public ne peut comprendre les paroles, il s'appliquera à mettre toute son âme dans son rap pour transmettre l'essence des créations. Mission accomplie si l'on en juge par les sourires se dessinant sur les visages ravis des spectateurs devant un MC aussi expressif dans ses mimiques, sa gestuelle… et ses acrobaties !


Les deux rappeurs ayant chacun une carrière solo, ils profitent de cette prestation un peu plus longue que les deux précédentes pour présenter chacun une de leur production personnelle. C'est ATOM qui commence avec un titre exclusif puisqu'il n'a pas encore enregistré d'album. Le son est minimaliste mais le flow toujours aussi énergique.
Puis Takatsuki prend le relais avec The origin of the Wind issu de Tokyo, Kyoto, N.Y.. A moitié en anglais, à moitié en japonais, il pose son rap sur quelques notes de contrebasse, chante quelques phrases, et en slamme d'autres. Si l'on voit à peine son visage, caché sous la visière de sa casquette, le musicien allie maîtrise et charisme dans une grande sobriété.

Après ce morceau apaisant, les deux rappeurs reprennent ensemble MUSHROOM MATHEMATICS, un titre enlevé de SUIKA, toutes percussions dehors, qui tranche brutalement avec le précédent. Pour l'occasion, Takatsuki recycle sa contrebasse en caisse de résonance et tambourine le corps de l'instrument, alors qu'ATOM se met à cavaler sur scène, saute partout sous les acclamations du public et se lance même dans quelques cascades, la tête en bas et les pieds au ciel… Il finira même par bondir comme un félin dans les barrières qui cerclent la scène, pour tutoyer des spectateurs totalement conquis. Le micro à la main, le petit Japonais faussement timide s'est transformé en véritable showman électrisé. Le temps de reprendre son souffle, de finir l'analyse de texte du morceau suivant, BambooMoon, et c'est reparti pour du hip hop, plus tranquille.
Il est vraiment agréable de retrouver les morceaux de SUIKA dans une version aussi épurée et chaude, avec simplement le rap des deux hommes, quelques notes de contrebasse et de guitare sur un fond de cajon.



Avant de finir par quelques derniers titres oniriques, enjoués et toujours optimistes, ATOM décide de faire une courte page de publicité. Avec un débit élevé dans la lignée des chansons précédentes, il remercie les amateurs restés malgré la pluie et les enrôle dans la promotion de SUIKA : "Achetez nos albums, et si vous les avez déjà, faîtes-les découvrir à deux ou trois de vos amis !". SUIKA pourrait bien revenir en septembre, au grand complet, pour un concert (ou des concerts) plus longs que les trois prestations de ce printemps, et forcément, ce genre de projet coûteux doit se financer. Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire !

Takatsuki et ATOM nous ont donc donné un bel aperçu du potentiel hip hop jazzy de SUIKA en live, dans des versions légères, minimalistes et très agréables, où les atmosphères lounge ensorcelantes côtoient savoureusement quelques escapades débridées. Les deux personnages ont su imposer leur ambiance et leur couleur ; on retient ainsi le calme flegmatique de Takatsuki et l'énergie explosive d'ATOM. Chacun attend dorénavant la confirmation d'un nouveau dépaysement musical en septembre 2007, avec la venue du groupe au grand complet.

Lorraine Edwards





Setlist du showcase de l'ASIAN le 26 avril 2007
(avec Takatsuki, ATOM et Gérald) :
01 - SUIKA
02 - Fûraibô
03 - MUSHROOM MATHEMATICS
04 - JETSET

Setlist du showcase du Festival HIP HOP JAZZ le 27 avril 2007
(avec Takatsuki, ATOM, David et Phonk Sycke) :
01 - SUIKA
02 - Flying Books
03 - BambooMoon
04 - JETSET

Setlist du concert de Versions Live 2 à la Foire de Paris, le 29 avril 2007
(avec Takatsuki, ATOM, David et Gérald) :
01 - SUIKA
02 - Flying Books
03 - Image (solo ATOM)
04 - The origin of the Wind (solo Takatsuki)
05 - MUSHROOM MATHEMATICS
06 - BambooMoon
07 - Fûraibô
08 - JETSET




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INTERVIEW TAKATSUKI ET ATOM

Quelques heures avant leur prestation sur la scène principale de Versions Live 2, sous le soleil puis durant l'arrivée progressive de gros nuages peu rassurants, Takatsuki et ATOM nous ont accordé une interview.

Orient-Extrême : C'est la première fois que vous venez en France ?
Takatuski et ATOM :
Oui !
Takatsuki :
C'est la première fois que nous venons en Europe et c'est aussi la première fois que nous venons faire des concerts en dehors du Japon.

Orient-Extrême : Nous avons entendu dire que vous étiez motivés pour venir, est-ce plus par envie personnelle de découvrir la France ou pour faire découvrir votre musique ?
Rire des deux artistes.
ATOM :
La priorité reste quand même de faire découvrir notre musique.

Orient-Extrême : Qu'avez-vous retenu de vos deux premières prestations (un showcase au bar-restaurant ASIAN et un mini concert au Festival HIP HOP JAZZ) ?
Takatsuki :
On s'est rendus compte que le public était très ouvert d'esprit, très curieux de découvrir de nouvelles choses qu'il ne connaissait pas. C'était très appréciable.

Orient-Extrême : Que connaissiez-vous de la culture hip hop française ? Vous sentez-vous en terrain connu ou bien découvrez-vous beaucoup de choses ?
Takatsuki :
L'image que l'on avait des Français depuis notre enfance, c'était des gens snobs, en costard, très élégants, des gentlemen stylés quoi. On ne s'imaginait pas du tout que le hip hop était ancré dans la culture française. Puis j'ai connu Sae qui m'a fait rencontrer des artistes français [NDLR : en 2003 lors du tournage du DVD THAT'S NIP-HOP] et je me suis rendu compte qu'il y avait aussi des rappeurs en France. En échangeant avec eux, j'ai écouté des gens rapper en français pour la première fois et je me suis rendu compte que l'on partageait le même goût pour la musique hip hop et le même plaisir à rapper. Cela m'a beaucoup touché. Cette fois-ci, dès notre arrivée en France, on a vu qu'il y avait des graffitis partout sur les murs [NDLR : ils ont pris le RER B], et en rencontrant d'autres artistes on s'est aperçus que la culture hip hop était très présente.
ATOM :
J'avais entendu dire que le hip hop s'était développé dans plein de pays, et en venant ici, j'ai réussi à en faire l'expérience. J'ai vu un peu ce qui se faisait en France. Voir l'enthousiasme des gens qui bossent dans le milieu, ça m'a vraiment boosté !

Orient-Extrême : Est-ce que vous en avez profité pour rencontrer de nouveaux groupes, établir de nouvelles liaisons dans le milieu du hip hop français ? (au HIP HOP JAZZ ou ici à Versions Live 2…)
ATOM :
On a enregistré un morceau avec un rappeur qui s'appelle Sonikem et on avait déjà travaillé avec un artiste français, Phonk Sycke, qui a remixé Bamboo Moon pour le CD de remix de HARVEST FOR THE STRIPES. On a revu Phonk Sycke qui a fait le beat box sur scène avec nous pour remplacer le percussionniste lors du Festival HIP HOP JAZZ. On a d'autres projets de création de morceaux avec lui, et j'ai envie d'utiliser ses instrus pour créer des morceaux. Effectivement on a rencontré plein d'artistes, il y a eu des connexions et on va continuer à travailler avec eux. On a aussi rencontré David et Gégé [NDLR : alias Gérald, mais ils n'arrivent pas à le prononcer…]. On a fait des lives avec eux ; ce soir on va rejouer ensemble, et on est super contents de les avoir rencontrés et de faire nos shows avec eux. J'ai aussi revu Drixxe que j'avais rencontré en 2003 [NDLR : sur le tournage de THAT'S NIP-HOP] et j'adore vraiment ce qu'il fait, c'est génial que l'on arrive à se revoir et que l'on arrive à communiquer entre artistes, à travailler ensemble et à se respecter mutuellement.

Orient-Extrême : Vous échangez ou travaillez par Internet ?
Sae, responsable du label Soundlicous et traductrice lors de cette entrevue, prend les devants.
Sae :
Non, uniquement lors de festivals comme celui là. Pour l'instant il n'y a pas d'échange par Internet.
Takatsuki :
On a aussi rencontré le rappeur Kondo au Festival HIP HOP JAZZ et on a échangé nos CD.

Orient-Extrême : Le hip hop japonais vendeur est très "positive attitude" dans son esprit (il existe aussi un hip hop contestataire au Japon mais ce dernier reste underground) par rapport au hip hop qui se vend en Occident (et notamment en France), qui est plus agressif, davantage porteur d'un sentiment de rébellion, voire de haine… Qu'est-ce que vous en pensez ? Comment est-ce que vous l'interprétez ?
Takatsuki :
A mon avis, comme la France est un pays très riche culturellement, avec beaucoup d'immigrés et donc un fort brassage culturel, il y a probablement des problèmes qui en découlent et qui se traduisent dans la culture hip hop, le rap… Je ressens une sorte d'ébullition, tout bouge très vite. Il y a urgence pour régler ces problèmes… Au Japon, nous avons beaucoup moins d'immigration, nous n'avons par conséquent pas tous ces soucis. C'est très stable, il y a une tranquillité d'esprit et elle se traduit elle aussi dans la musique. Bien sûr, il y a aussi des choses à changer, mais c'est davantage sur le long terme, alors que la situation est beaucoup plus pressante en France.

Orient-Extrême : Sur le mini album Fresh French Mix, des DJ français ont remixé des chansons de l'album HARVEST FOR THE STRIPES de SUIKA. Comment est née cette collaboration ?
Sae :
C'est moi qui ai tout manigancé. Ils connaissaient déjà Drixxe, et maintenant, ils connaissent aussi Phonk Sycke. Ils ont aussi rencontré Mah'ko, un des autres trackmakers qui a fait un remix. Concernant Réel Carter, je l'ai aidé à sortir son album au Japon, et en échange de bons procédés, il a mixé pour SUIKA.

Orient-Extrême : Parlons du deuxième album de SUIKA, RIPE STRIPES, qu'importe en ce moment Soundlicious. Est-ce que vous le voyez comme la continuité ou l'évolution naturelle de HARVEST FOR THE STRIPES ?
ATOM :
En fait, dans HARVEST FOR THE STRIPES, on a créé des morceaux à partir de samplers et de machines. On ne faisait pas trop de concerts à l'époque, mais quand on a voulu en faire et reproduire ces morceaux en acoustique avec des vrais instruments, on a été confrontés à un problème d'adaptation. Quand on est parvenus à les adapter, on a été tellement satisfaits du résultat que l'on a décidé de reprendre les morceaux phares et de les réenregistrer dans un nouvel album avec des instruments, en plus de nouveaux morceaux. Ça a donné RIPE STRIPES.

Orient-Extrême : Sur HARVEST FOR THE STRIPES, on a l'impression que vos morceaux mélangent un peu les styles musicaux (rap, hip hop, soul et jazz) pour aboutir à un style global. Dans RIPE STRIPES, on dirait que les styles sont plus aboutis et que les chansons ont toutes une identité musicale particulière. Partagez-vous cette impression ?
ATOM :
Hummmmmmmmmmm…
Rire général.
Takatsuki :
C'est assez intéressant comme opinion, parce que j'ai plutôt l'impression que c'est l'inverse, surtout par l'utilisation du cajon sur tous les morceaux pour l'enregistrement en acoustique, qui donne une couleur particulière à tout l'album. A titre personnel, j'ai plus l'impression que RIPE STRIPES est plus cohérent que HARVEST FOR THE STRIPES. Mais c'est marrant d'avoir un avis différent.

Orient-Extrême : RIPE STRIPES a été entièrement enregistré dans la librairie Flying Books : qu'est-ce que ce lieu a de si spécial ?
Takatsuki :
Avant tout, le Flying Books est un lieu où on a pris l'habitude de se retrouver dès le début, avant même que SUIKA ne soit créé. On s'y retrouvait entre potes pour y manger de la pastèque et on s'amusait à recracher les pépins dans la rue. C'est là que nous sommes devenus amis. C'est un lieu où on peut se rassembler facilement et où on est à l'aise. Il n'y a pas de contraintes, on y est un peu chez nous. Quand on a joué dans ce lieu entouré de livres, on s'est rendus compte que la résonance était spéciale, que la façon dont les livres absorbaient et renvoyaient le son était particulière, différente et impossible à obtenir en studio. Mais la raison principale vient surtout du fait qu'on s'y sent bien.

Orient-Extrême : Comment s'effectue la création des chansons ? La musique vient-elle après les paroles ou l'inverse ?
ATOM :
C'est d'abord la musique. On l'écoute tous ensemble, puis c'est le premier qui est grave inspiré qui écrit, presque dans la foulée, et qui décide du thème du morceau. Comme Takatsuki écrit très vite, c'est souvent lui qui décide [rires], mais cela peut être Toto ou moi. Les gens qui créent les morceaux sont soit Kaztake soit moi.

Orient-Extrême : Les thèmes de vos chansons sont très variés, jonglant entre une réalité sérieuse et un univers plus fantasque et rêveur. D'où vous vient cette inspiration si diversifiée ? Pourquoi jouer sur ce mélange des deux "mondes" ?
Takatsuki :
Quand on écoute la musique, l'inspiration peut venir d'une image qui nous vient en tête ou de mots qui vont sortir par rapport à la musique et qui vont nous donner une direction. A cela s'ajoute les pensées que l'on a au quotidien.
ATOM :
Finalement, chacun a sa façon d'écrire et d'être inspiré. En ce qui me concerne, si je n'ai pas de message à faire passer, je ne peux pas écrire. Même si on me donne un son excellent, trop classe… si je ne sais pas quoi dire aux gens qui l'écouteront, impossible d'écrire. Ce qui m'inspire, c'est vraiment d'avoir un message à transmettre.

Orient-Extrême : Lors de votre showcase à l'ASIAN, un percussionniste français vous a accompagnés. Pour votre concert à Versions Live 2, il y a aussi deux musiciens français qui participent à votre performance. Comment se passent ces collaborations ? Est-ce que vous répétez un peu avant ?
ATOM :
Habituellement, au Japon, on se laisse porter par les autres membres du groupe. Ils jouent la musique et nous posons nos voix par dessus. Ici, les artistes français connaissaient heureusement les morceaux et avaient tout préparé. Mais on doit par exemple leur faire des signes pour lancer certaines séquences, etc. En ce qui me concerne, comme je suis sur le devant de la scène, je dois me retourner pour voir si tout va bien et leur faire des signes pour leur dire "stop !" ou "reprends plus vite !". C'est donc moi qui dois diriger le groupe et c'est une expérience nouvelle, très excitante et intéressante.
Takatsuki :
Avant de venir, on était un peu inquiets. On avait peur que les musiciens aient du mal à s'adapter ou à comprendre ce que l'on voulait faire. Mais en fait, ce sont des artistes aguerris qui ont une certaine connaissance du hip hop et c'est un plaisir de jouer avec eux. Quand on les a rencontrés la première fois à l'occasion de la répétition, ça s'est vraiment bien passé et on continue de prendre beaucoup de plaisir ensemble. En tout, on a travaillé avec trois musiciens. Hier, on était avec Phonk Sycke qui a fait la beatbox. Il est très extraverti, il aime bien déconner ; c'est super fun de travailler avec lui. Il y a aussi Gérald et David. Gérald joue du cajon et, quelque soit le rythme demandé, même si ce n'est pas évident, il s'adapte et c'est génial. David, le guitariste, est plus discret mais il est vraiment formidable. Il a beaucoup travaillé les morceaux. On peut considérer que ces trois artistes font partie de SUIKA, ce sont un peu comme des membres français du groupe.

Orient-Extrême : Est-ce que l'on va pouvoir voir ou entendre vos performances françaises dans un prochain CD ou DVD ?
ATOM :
On compte sur Soundlicious pour diffuser nos images.
Sae :
On ne va pas faire de DVD bonus ou autre, mais on va directement tout mettre sur notre site, sur MySpace, Youtube, Dailymotion, etc… pour créer du buzz autour du groupe.

Orient-Extrême : Avez-vous tout de même des sorties prévues au Japon ?
Takatsuki :
On prépare actuellement notre quatrième album au Japon, on aimerait le sortir d'ici la fin de l'année. On espère revenir en France fin septembre, et là, on serait accompagnés de tous les membres de SUIKA pour vous présenter ces nouveaux morceaux en exclusivité.

Orient-Extrême : ATOM, il paraît que vous préparez un album solo. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce projet ?
ATOM, mort de rire et un peu gêné :
Je vais faire mon possible pour finir mon album et le sortir en même temps au Japon et en France.
Sae :
Ça fait trente ans qu'il bosse sur son album, il devient presque un mythe.
ATOM :
Vous êtes les deuxièmes à me poser la question. Du coup, vous me mettez un peu la pression !
Rire général.
ATOM :
Merci de me motiver !

L'interview touchant à sa fin, ATOM regarde enfin de plus près le strap Astro -le petit robot- (
Tetsuwan Atom en V.O. au Japon) qui pendouille à notre dictaphone. Il l'avait repéré dès le début de notre entretien…
Orient-Extrême : C'est à cause de ce personnage que vous vous appelez ATOM ?
ATOM :
Un peu, oui [rires].

Orient-Extrême : Merci beaucoup et bon concert.
ATOM :
"Merci beaucoup".
Takatsuki :
Merci.



Le site officiel de SUIKA : www.suikaweb.com
Le site officiel de Soundlicious :
www.soundlicious.com

Remerciements :
Soundlicious et notamment Sae pour son rôle d'interprète
Interview préparée et réalisée par
Eric Oudelet et Gwenaelle Durand.
Photos live :
Eric Oudelet et Lorraine Edwards
Photos interview :
Lorraine Edwards
Vidéo : Eric Oudelet
Reportage :
Lorraine Edwards
Toute reproduction partielle ou totale du reportage, de l'interview et/ou des photos est strictement interdite.
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