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YOSHIKI : interview privée avec une star du J-rock le 8 juillet 2007 à JAPAN EXPO 8

Batteur, pianiste et compositeur du feu mythique groupe de rock X Japan, YOSHIKI est revenu sur le devant de la scène avec la création d’un nouveau groupe ultra-médiatique qui a donné son premier concert aux USA fin juin : SKIN, composé de Gackt, miyavi et SUGIZO. Désigné comme l’invité le plus prestigieux de JAPAN EXPO 8, YOSHIKI a tenu conférence le 8 juillet 2007 devant plus de 2.000 spectateurs. Un peu plus tôt dans l’après-midi, nous rencontrions l’homme dans les salons du festival pour une rapide interview privée.


Orient-Extrême : Commençons par votre carrière, dans sa globalité. Je dirais que l’histoire d’X Japan est divisée en deux ères principales : la première, celle du rock agressif, avec Blue Blood et Vanishing Vision ; et la seconde, plus romantique, initiée par Jealousy et caractérisée par d’amples ballades comme Forever Love. Selon vous, une de ces deux ères représenterait-elle davantage X Japan que l’autre ?
YOSHIKI : C’est une question intéressante. Je ne sais pas vraiment. Mais je dirais que les deux sont tout aussi importantes l’une que l’autre.

Orient-Extrême : J’espérais tirer de votre réponse un indice quant à la tournure que prendra la future reformation de X Japan. Car cette reformation, tout le monde en parle. Pouvez-vous dire si le X Japan nouveau ressemblera davantage à vos poussées metalleuses du début, ou à la mélancolie de Dahlia ?
YOSHIKI : Eh bien, je n’ai pas encore fait de choix définitif, j’y ai simplement réfléchi au cours des derniers mois, particulièrement depuis que Toshi, mon ancien vocaliste m’a contacté, l’année dernière. Mais je n’ai pas dans l’idée de ressusciter X Japan, si cela se fait, ce serait peut-être pour une tournée, quelque chose comme ça. Je veux en finir avec l’ère X Japan. Après le départ de Toshi de X Japan, hide et moi devions reformer le groupe. Quand ce dernier est mort, il m’a laissé sur le carreau et depuis, je n’ai pas vraiment fait le deuil de cette histoire. Il le faut, pour que j’aille de l’avant. Je ne sais pas si ce sera bon, ou mauvais, je veux juste "faire quelque chose". Alors si cela se confirme, il pourrait juste s’agir de vieilles chansons de X Japan.
Il y a, réflexion faite, une chanson que j’ai écrite après la mort de hide… alors il pourrait y avoir une nouvelle chanson…

Orient-Extrême : Vous n’avez donc pas d’ambition particulière quant à cette reformation qui n’en sera pas vraiment une ?
YOSHIKI : Je ne sais pas. C’est trop douloureux. Je veux dire… il est impossible de ressusciter X Japan. Sans hide, il n’y a pas de X Japan. Je veux juste en finir proprement avec le groupe, pour lui, mais aussi pour moi… parce que je n’ai pas pu aller de l’avant, en dix ans.

Orient-Extrême : A ce sujet, une question inévitable : existe-t-il une date de sortie précise pour ce fameux album de Violet UK, que l’on attend depuis 2002 ?
Yoshiki : Ah, ça… ça peut sembler un peu trop perfectionniste. J’ai enregistré et enregistré… et je crois, à présent, que j’en suis presque arrivé au bout. J’attends juste le bon moment, pour sortir l’album. Donc non, pas de date précise, mais c’est quasiment fini, je vais enfin pouvoir le livrer au public.

Orient-Extrême : Nous n’attendons que ça. Et à propos de SKIN ? Il y a eu une première réunion des membres du groupe en mars, à Los Angeles. Est-ce que vous avez, tous, et immédiatement, partagé le même point de vue sur la future musique de SKIN ?
YOSHIKI : Eh bien… avant d’aller où que ce soit, je leur ai dit que je voulais faire dans le hard. Vous savez… je n’ai pas envie qu’il y ait quoi que ce soit de pop dans ce groupe. Donc ce SERA du hard. Ceci dit, ça ne veut pas dire qu’il n’y aura aucune ballade, par exemple ; ce ne sera simplement pas de la pop. Donc oui, il y avait une sorte d’idée généralement partagée.

Orient-Extrême : Le bassiste qui manquait à SKIN a été remplacé par Ju-Ken, qui joue d’habitude avec Gackt. Va-t-il rester un membre permanent ? Ou y aura-t-il bientôt un nouveau changement ?
YOSHIKI : Je ne sais pas encore. A cette époque, bien sûr, nous n’avions pas de bassiste, alors nous lui avions demandé de jouer. Nous n’avons rien encore décidé. C’est une possibilité… Attention, ce n’est pas comme si nous voulions tout garder secret, hein. On ne sait VRAIMENT pas encore.

Orient-Extrême : SKIN est un groupe aux ambitions internationales. Va-t-il s’exporter en Europe ? Prévoyez-vous des tournées, ou des sorties d’albums chez nous ?
YOSHIKI : Oh, je l’espère. J’adorerais. Oui, probablement.

Orient-Extrême : Mais rien de prévu, jusque là ?
YOSHIKI : Nous allons commencer à planifier tout cela très bientôt. Jusque là, nous étions occupés à finir le show de la semaine dernière… [NDLR : le premier concert de SKIN, le 29 juin à Anime Expo]. Donc nous n’étions concentrés que là-dessus, nous ne pensions à rien d’autre [rires].

Orient-Extrême : A ce propos, qu’avez-vous pensé du show ?
YOSHIKI : Je pense qu’il était très bien. Je veux dire, en tant que groupe, c’était génial, de mon point de vue. Bien sûr, nous aurions toujours pu livrer une meilleure performance… mais les fans étaient juste merveilleux, ils nous ont tellement aidés…

Orient-Extrême : Un autre de vos projets… vous avez été chargé de créer des chansons pour l’anime The rose of Versailles. Est-ce que ça avance ? Les réalisateurs vous ayant donné carte blanche, d’où êtes-vous parti pour créer ces musiques ?
YOSHIKI : Avant, les gens se contentaient d’utiliser ce que je composais, du classique au rock. Là, c’est différent, mais aussi un peu compliqué, puisqu’ils ne m’ont rien dit. Tout juste : "fais ce que tu veux". Alors moi, bien sûr, je dis OK [rires] ! Je ne sais pas. On verra bien.

Orient-Extrême : Retournons un peu vers le passé. J’ai une question personnelle, au sujet d’un de vos singles les plus connus, Tears. Il me semble que cette chanson existe en deux versions : dans la première, on entend Toshi murmurer sur l’instrumental, dans les dernières minutes. Dans la seconde, sa voix a disparu…
YOSHIKI : En fait, c’est moi, qui parle, à ce moment là [sourire]. C’est ma voix.

Orient-Extrême (tétanisé, puis mimant le seppuku rituel) : OK, autant pour moi… Mais ma question demeure : pourquoi y a-t-il une version sans votre voix ?
YOSHIKI : Je ne sais pas vraiment. J’ai l’habitude de décliner une chanson en plusieurs versions, lorsque je compose. Mais au sujet de celle-ci, la version dans laquelle je parle est peut-être un peu trop personnelle. Parce que vous voyez, les mots que je dis sont adressés à mon père, qui était décédé quelque temps auparavant.

Orient-Extrême (après un silence) : Sachant cela, on comprend d’autant mieux pourquoi la version où vous parlez est de loin la plus émouvante. Quels sont les sentiments qui vous aident à écrire, s’il y en a en particulier, bien sûr ? Des émotions plus positives, ou plus négatives ?
YOSHIKI : Bien sûr, je pense souvent à la mort. Je ne suis pas pour autant traversé que par des émotions négatives : quand j’écris une chanson, je pense d’abord à la mort, puis à la vie, celle qui se déroule à l’instant, et j’essaie alors de penser à des choses positives. Mais au final, tout vient de la mort… et je continuerai à écrire des chansons jusqu’à ma mort. Donc, bien sûr, la douleur m’aide dans l’écriture. Si je ne peux plus écrire, ou être sur scène, je ne suis certainement pas vivant, puisque tout ce que je désire est dans la musique.

Orient-Extrême : En parlant de vie… récemment, vous vous êtes lancé, avec la collaboration de professionnels, dans la recherche médicale, à propos des effets de la musique sur le cerveau humain. Vous avez même joué du piano devant des personnes atteintes de troubles mentaux. Continuez-vous à vous y intéresser ? Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre de telles recherches ?
YOSHIKI : Un des membres de ma famille avait, à ce moment-là, une maladie du cœur. Elle devait être opérée, et pendant l’opération, les chirurgiens ont joué ma musique. L’opération a été un succès. Je suis donc allé les voir, et leur ai demandé "pourquoi ?". Ils m’ont répondu que, tout d’abord, la musique avait aidé tout le monde à se relaxer pendant l’opération ; et qu’ensuite, elle a généralement des effets sur le patient. J’ai trouvé cela très intéressant. Alors j’ai commencé à en parler autour de moi, j’ai rencontré des thérapeutes musicaux, qui aident les personnes handicapées ou malades mentales… et en faisant mes recherches, j’ai réalisé que la musique a en effet une influence. Alors pour l’instant, j’en suis encore au stade expérimental. Mais avant de mourir, que ce soit dans cinq ou dix ans, je vais essayer de concevoir une musique ou des sons qui peuvent toucher le cerveau humain et guérir certaines maladies.

Orient-Extrême : Une dernière question : j’ai lu sur le site de Toshi que, au moment où vous enregistriez tous les deux Without you, vous avez dit qu’ "une chanson en dit plus qu’un million de mots"…
YOSHIKI : Oui. Toshi et moi nous sommes retrouvés à Los Angeles en mars. C’était la deuxième fois, en dix ans, que nous nous voyions, face à face, depuis la mort de hide. Et dès qu’il est arrivé, il s’est mis à parler, à propos de tout et de rien, je ne savais pas de quoi exactement, je ne pouvais pas me concentrer. Je le voyais parler, et parler, et je lui ai dit : "Tu sais quoi ? Je ne comprends rien à ce que tu racontes". Il m’a répondu : "Ok, alors allons faire une chanson". Lorsqu’il a commencé à chanter, et moi à jouer du piano… je ne sais pas… j’ai senti que nous étions connectés. La musique peut faire quelque chose, plus que les mots. C’est si dur, de n’être relié que par des mots… alors que la musique, elle, semble être notre seul moyen, à Toshi et moi, de communiquer. Ce qui veut dire que nous n’avons pas encore trouvé d’échappatoire à notre situation, que nous la cherchons toujours. Parce que nos vies ont pris des chemins tellement différents… même avant que X Japan ne se sépare. Mais dès que lui chante, et que moi je joue, tout va bien. C’est peut-être ce qu’il voulait.

Orient-Extrême : Merci sincèrement pour vos réponses, et… s’il vous plait, continuez de faire de la musique jusqu’à votre mort voire, si possible, la nôtre.
YOSHIKI : Je le ferai.


Interview réalisée par Aurélie Mazzeo et Alexandre Martinazzo le 8 juillet 2007 à JAPAN EXPO 8.
Photos : Aurélie Mazzeo
Reproduction de l’interview et/ou des photos interdite.
Remerciements : JmusicEuropa
A lire également : le compte rendu de la conférence publique et des dédicaces de YOSHIKI à JAPAN EXPO 8








English translation of YOSHIKI’s interview at JAPAN EXPO 2007

Orient-Extrême : First, about your career. I would say there are two main periods in X Japan : the "aggressive rock" era of the 80’s, with Blue Blood and Vanishing Vision ; and the more "romantic" era, initiated by Jealousy. To you, does one of these two eras represents more X Japan than the other ?
YOSHIKI : This is an interesting question. I don’t really know. But I think both of them equally represent X Japan.

Orient-Extrême : I was hoping to get a clue about the future reunification of X Japan… Do you already know if the new X Japan will be something like your early work, or like… Forever Love, for example ?
YOSHIKI : Well, I haven’t completely decided yet, but I’ve been thinking about it for the past several months, because last year, my old vocalist, Toshi, contacted me. But I’m not really gonna try to resurrect the old X Japan; if I do it, it could be for just one tour, or something like this. I just wanna put a period on the X Japan era ; because, after Toshi left X Japan, hide and I were supposed to reform. When he died, he left me out dry, so I haven’t really put a period to it. To move on. I don’t know if it’s good, or bad, I just want to "do something". So if I do it, it may just be X Japan’s old song… there’s actually one song I wrote after hide died… so there could be one new song.

Orient-Extrême : So you don’t have particular ambitions about that reunification that actually won’t be a real one ?
YOSHIKI : I don’t know. It’s too painful. I mean : there’s no way to resurrect X Japan. Without hide, there’s no X Japan. I just want to properly finish X Japan, for him, but also for myself… because I just couldn’t move on, during the past ten years.

Orient-Extrême : About the future, on inevitable question : is there a precise final date for this so-called Violet UK album we’ve been waiting since 2002 ?
YOSHIKI : Yeah… it may sound too perfectionist. I’ve been recording and recording… and I believe now that it’s almost done. I’m just waiting for a good timing, to release it. So it’s pretty much done, I’ll finally be able to deliver it to people.

Orient-Extrême : We’re waiting for it. What about KIN ? There’s been the first member’s meeting in March, in Los Angeles. Did both of you immediately have the same way of thinking SKIN’s music ?
YOSHIKI : Well… before we moved forward, I kind of told them that I wanted something hard. You know… I don’t want anything pop in this band. So it WILL be hard. Still, it doesn’t mean we won’t make any ballad, it just won’t be pop. So yes, there was a common idea.

Orient-Extrême : SKIN lacked a bassist. Ju-ken, who’s usually one of Gackt musicians, played as a replacement during your first live. Is he going to be the one, or will there soon be another change ?
YOSHIKI : I don’t know yet. At that time, of course, we didn’t have a bass player, so we asked him to play. But we haven’t decided anything. But this is a possibility… We just don’t know yet. It’s not like we’re keeping everything secret, you know ! We REALLY don’t know yet.

Orient-Extrême : SKIN is a band which has international ambitions. Is it going to be exported in Europe ? Do you plan tours or CD releases in Europe ?
YOSHIKI : Oh, I hope so. I’d love to. Probably.

Orient-Extrême : Nothing planned, so far?
YOSHIKI : We’re gonna start planning very, very soon. Until now, we were just trying to finish that show, about last week or so; so we were just focusing on it, and were not thinking about anything else.

Orient-Extrême : By the way, what about this show? What did you think of it?
YOSHIKI : I think it was great. I mean : as a band, I really think it was ok. Of course, we could have performed better, but fans were just awesome, they supported us so much…

Orient-Extrême : Yet another project for you, since you’ve been entrusted with making original soundtrack of the new animated series The Rose of Versailles. How’s it going? Since the directors let you do whatever you want, where did you start from, to make that OST ?
YOSHIKI : At that time, there were just using whatever I released, classic albums, whatever I composed. Here, it’s kind of difficult, because they don’t say anything. They just said : "do whatever you want". So I say "ok!" [laughs]. I don‘t know. We’ll see.

Orient-Extrême : Let’s just go back in time. A personal question, about one of your most popular singles, Tears. It seems there are two versions of the song : in the first one, Toshi talks with a low voice, during the last minutes. In the second, his voice disappeared. Is there an explanation ?
YOSHIKI : Well, actually, I was the one talking (smiles). I was my voice.

Orient-Extrême (imitating seppuku) : O-o-okay… Then why is there another version ?
YOSHIKI : I don’t know. Usually I like to make different versions when I compose a song. But about that one, the version in which I talk was a little bit too personal… because I’m talking to my father, who’s just died at that time.

Orient-Extrême : Knowing that, one can understand why the “talking” version is simply the best. What kind of feelings helps you writing, if there are specific ones ? More positive feelings, or more negative feelings ?
YOSHIKI : I sure think about death, a lot. But it doesn’t mean I always think negatively : when I write a song, I’m gonna think about death, THEN I’m gonna think about life, the one we’re living, and I try to think about positive things. But in the end, everything comes from death, pretty much. And I’m gonna write songs till I die. So sure, pain helps me writing. If I can’t write, or can’t perform, certainly I’m not alive. Because everything I want is in music.

Orient-Extrême : About life. Recently, you’ve kinda launched out into medical research, with experienced people’s collaboration, focusing on general music effects on human brain. You even played piano in front of mentally disease people. Are you still into it ? Why those researches did interest you in the first place ?
YOSHIKI : One of my family members had a heart disease; she had to go through an operation, and at that time, during the surgery, doctors played my classical music. The operation was successful. So I went to see them, and asked "why ?" They told me that first, it helped everyone relax during the operation, and it also has effects on patient. I found that very interesting. I started talking about that around me, then met musical therapists, who help disable people, or mentally ill people… and while doing my researches, I realized than music DOES have some effects. So right now, I’m still experimenting. But before I die, make it five years or ten years, I’m gonna try to create a music or sounds that may affect brain to just heal some diseases.

Orient-Extrême : One last thing : I read on Toshi’s website that when both of you were recording Without you, you said "One song tells much more than million words".
YOSHIKI : Yes. Toshi and I met in Los Angeles in March. That was actually the second time we met face to face after hide’s death. And when he arrived, he just started talking about a lot of things, I don’t remember what, I just couldn’t concentrate. He kept talking and talking, and then I told him : "Do you know what ? I don’t understand what you’re talking about". So he said "ok, then, let’s do one song". When he started singing and I started playing piano, I don’t know, I felt we were connected. Music can do something, more than words. It’s so hard to be connected just through words; music is the only way Toshi and I can be. Which means we still haven’t found the way out, and are still trying to figure it out. Because, our lives have always been so different… even before X Japan’s disband. But once he singed and I played, everything was okay. What’s what he meant, I think.

Orient-Extrême: Thank you so much for your answers, and just… please, keep doing music forever.
YOSHIKI : I will.


Interview by Aurélie Mazzeo and Alexandre Martinazzo, Sunday 8th July.
Photos : Aurélie Mazzeo
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