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w-inds. - THANKS

Le 14 mars dernier, les w-inds. sortaient leur cinquième album, un album anniversaire qui célébrait cinq années de brillante carrière. Les trois garçons déclaraient alors avec tous leurs bons sentiments que cet album, intitulé sobrement et simplement THANKS, est un hommage à leurs fans et à tous ceux qui les avaient soutenus jusqu’ici. Le nouvel opus se devait donc d’être excellent pour faire honneur à tout ce qu’il représentait pour w-inds. et leur cour, mais aussi et surtout, pour maintenir et tenter de surpasser la qualité de leur précédent album, ageha.


La dance pop dans tous ses états

THANKS s’ouvre sur quelques secondes de pseudo trance mystique, introduction de 1 OR 8. Rapidement et heureusement, le titre se lance dans une mélodie dance pop qui enchaîne les phrasés très courts sur un rythme haché et bondissant, malgré un tempo relativement lent. On a du mal à refreiner quelques mouvements de hanches et on rêve déjà de l’excellent show que pourront nous offrir les w-inds. et leurs danseurs sur ce morceau, des aigues de Keita, des brassages d’air de Ryôhei et Ryûichi. HUSH… ! excite les tympans après ce petit échauffement ; la basse résonne comme les battements d’un cœur, accompagne un "hush hush" susurré et quelques mots dictés lascivement. Les couplets avec leur background de guitares poussives et le chant clair de Keita sont moins "sexy" que ces premières secondes très alléchantes mais le plaisir n’est pas gâché, on a envie de bouger.

Ces deux morceaux intenses laissent place à des titres de pop moins mordants et une ambiance de dance floors gentillette. Sans atteindre les excès de leur dernier single, IT’S IN THE STARS où la boule à facette faisait scintiller les pantalons argentés, MIDNIGHT VENUS est un morceau aux rythmes danse funky et aux gimmicks diaboliques inspirés du bon vieux disco. LIGHT met à l’honneur le synthétiseur qui pour l’occasion s’est accordé à la voix de Keita dans un son de trompette enrhumée. Il sonne le clairon entre chaque couplet et a le droit à son solo pour finir en beauté le pond musical, jouissif.



Izayoi no Tsuki et Yakusoku no Kakera, les deux autres singles, sont des reprises, unplugged pour le premier et acoustique pour le second. Ils apportent un peu de douceur et de mièvrerie après l’énergie des premiers morceaux.
Izayoi no Tsuki est la ballade pop pleine de bons sentiments, le prototype même de la chanson qui rend malade les allergiques aux boys bands nippons avec sa mélodie doucereuse qui sème des étoiles dans les yeux larmoyants et charme les oreilles par un chant sucré. Yakusoku no Kakera empreinte la guitare aux stars du Fado pour un accompagnement acoustique réussi qui laisse Keita s’égosiller en paix ; Ryôhei et Ryûchi se contentent de légers chœurs de temps à autres : ils chôment, comme d’habitude sur ce genre de titres...

w-inds. explore d’autres terrains

Les w-inds. ne se limitent pas à la dance pop du samedi soir, ils varient leurs plaisirs, et le nôtre par la même occasion, s’amusant avec les choeurs abusifs, les riffs rock et les beats hip hop.

Les trois garçons se transforment en Boys II Men le temps de Kageboshi, un slow langoureux à l’accompagnement discret qui donne libre court aux vocalises et chorus qui s’entremêle derrière le chant doux et gentillet de Keita. BALANCE coupe court à cette jolie chanson et nous replonge dans les profondeurs obscures de la pop japonaise happy face.

La fin de l’album met enfin à contribution les talents de rappeur de Ryûichi et Ryôhei jusqu’ici un peu lésés. STOMP est un morceau de rap-metal, du Limp Bizkit revu et corrigé par des spécialistes de la musique de super marché qui ont su adapter le genre aux oreilles fragiles des fans de w-inds.. Les guitares vrombissent derrière Ryûichi qui rappent rageusement avec une grosse voix de boxeur poids lourd, une aberration quand on connaît le physique du jeune homme. Pourtant il parvient à être crédible ainsi caché dans un studio mais il le sera peut être moins sur scène quand il crachera ses paroles avec sa petite gueule de minet et son look de KAT-TUN à fourrure. SUP WASSUP est du même acabit, elle commence dans un bruit lointain de sirène pour une ambiance mauvais garçons au cœur du New York. Ryûichi et Ryôhei jouent aux Beastie Boys sur des accords heavy, ici encore on y croit et on remue la tête.

Les w-inds. calment le jeu brusquement et clouent leur album sur une ballade, Semishigure. Ambiance fin de soirée, mal de crâne et clap hands, c’est une jolie conclusion pour cet album remuant.



Les w-inds. nous offrent pour la seconde fois un album très convainquant, propre et cohérant. Les morceaux de THANKS, variés, ont tous fait l’objet d’une attention particulière avec des arrangements soignés et un son impeccable ; ils sont efficaces malgré quelques titres un peu plats, et le style dance boys band qui hérissera plus d’un poil. On salue l’exploit de Pony Canyon, la maison de disque du trio qui a su concocter un album à la hauteur de ageha. Un seul défaut semble poindre dans ce tableau idyllique, THANKS manque un peu d’air frais, "ageha volume 2" ?

Lorraine Edwards


Sortie : 15 mars 2006
Référence : PCCA-2252
Site officiel : www.w-inds.tv

Tracklist :
01 - OR8
02 - HUSH… !
03 - STILL ON THE STREET
04 - MIDNIGHT VENUS
05 - IT’S IN THE STARS
06 - LIGHT
07 - Izayoi no Tsuki – unplugged
08 - Yakusoku no Kakera – acoustic
09 - Kageboshi
10 - BALANCE
11 - STOMP
12 - SUP WASSUP !!
13 - Semishigure
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